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L’edito de Gilbert DEBOUSSET

décembre 7th, 2008

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LE SAVIEZ-VOUS ?

Beaucoup d’entre vous sont arrivés à Zouerate après 1962. A leur descente d’avion, ils étaient pris en charge soit par quelqu’un de leur famille soit par une charmante hôtesse d’accueil soit plus prosaïquement par un représentant de leur futur service.

Ils étaient accompagnés jusqu’à la maison qui leur était attribuée, celle-ci étant entièrement meublée et équipée de tous les ustensiles et matériels nécessaires dont batterie de cuisine, vaisselle, linge de maison, etc.

Vous êtes-vous demandé, un seul instant, comment tout ce qui était mis à votre disposition était arrivé à Zouerate ? Eh bien voici mon témoignage. Il était donc une fois ……

En AoĂ»t 1960, avec en poche un contrat SOTRAM, sociĂ©tĂ© de transports, c’est dans un quadrimoteur Constellation qui assurait la liaison Paris/Dakar que j’arrive de France pour ensuite prendre un DC4 qui faisait la navette entre Dakar et Port-Etienne (actuellement Nouadhibou) avec des escales Ă  St Louis du SĂ©nĂ©gal, Nouakchott, Akjoujt et Fort-Gouraud (actuellement F’Derik). Après une journĂ©e dans un avion surchauffĂ©, nous Ă©tions contents d’arriver. Il faut dire que dans cet omnibus tout le monde se connaissait et les affaires se traitaient, Ă  chaque escale, après bien des discussions. Quant Ă  l’horaire, je ne me souviens pas que quelqu’un s’en soit souciĂ©.

J’arrive donc à Port-Etienne dans une cité, habitée par quelques Mauritaniens et Canariens, pêcheurs pour la plupart, qui abritait une base de la Marine Nationale Française et une garnison de l’Infanterie Coloniale (Infanterie de Marine). Je me souviens aussi de l’odeur puissante des sècheries de poissons installées sur plusieurs hectares.

En ce qui concerne la MIFERMA, je découvre une immense activité d’acconage car tout vient par cargo de France mais aussi du monde entier, la construction des installations portuaires, de la future cité de Cansado et des Services Généraux. Il faut donc transporter tous les matériaux nécessaires à l’avancement de ces immenses chantiers mais également convoyer tous les matériaux et matériels permettant l’implantation de la cité d’Idjil (future Zouerate) au pied de la Kedia dans une zone désertique. Et c’est là que, nous tous, chauffeurs de la Sotram, entrons en piste avec de gigantesques camions américains KENWORTH, semi-remorques d’environ 350 chevaux, tout-terrain, pouvant tracter des charges dépassant souvent les 40 tonnes.

Imaginez une véritable noria de Kenworth transportant, sur plus de 750 kilomètres sans piste et encore moins de route, les ferraillages et le ciment nécessaires à la construction des infrastructures de la Manutention, de la Station de Concassage de Tazadit, des Services Généraux et de toute la future cité de Zouerate avec son Club où nous avons tous des souvenirs inoubliables sans oublier le carburant pour les voitures et les engins des nombreux chantiers ainsi que tout ce que vous avez trouvé dans vos maisons y compris l’eau si précieuse et la nourriture avant que le train ne prenne le relais.

Sur cette distance de 750 kilomètres, désertique, étaient en activité des géomètres implantant le tracé de la future ligne de chemin de fer, installés dans des bases mobiles totalement dépendantes de nos transports. Il y avait également une station fixe à 300 kms de Port-Etienne (dite le PK 300) base notamment de notre équipe de chauffeurs où nous pouvions nous reposer, nous ravitailler et surtout prendre une bonne douche après une bonne dizaines d’heures, ou plus, de conduite ; imaginez la température dans la cabine en plein mois d’août ! Après une seconde étape d’environ 150 kms exclusivement dans les sables de l’Azefal et de l’Akchar nous arrivions à la base de CHOUM qui avait pour nous la même fonction que celle du Pk300 mais qui abritait également tout le personnel creusant le célèbre tunnel de CHOUM au curieux tracé. Il nous restait alors à faire les 300 kms pour atteindre F’Derik puis la future Zouerate après 24 ou 30 heures de conduite suivant la charge que nous avions à tracter. Là s’achevait notre périple lequel était un maillon essentiel à la réalisation de cet ambitieux projet, à très long terme, d’exploitation de la mine de Fer à ciel ouvert avec la création d’une véritable cité artificielle en plein désert, cité où nous avons laissé une montagne de souvenirs que Patrick Wojtkowiak rassemble aujourd’hui avec passion.

Malheureusement je ne possède plus de photos mais vous pourrez voir un de ces monstrueux camions Kenworth dans la photothèque du site ZOUERATE.COM lors d’une manœuvre d’exercice incendie visant à éteindre les pneus en feu à proximité des Services Généraux.

Ceci est mon humble contribution afin d’enrichir l’histoire de notre Zouerate. Ce récit a ravivé des souvenirs de jeunesse que je suis heureux d’avoir partagé avec vous.

Gilbert Debousset, le 14 novembre 2008

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Gilbert Debousset Ă  bord de son Kenworth Ă  l’Ă©poque. (extrait tirĂ© du film « La montagne de fer » d’AndrĂ© Bureau 1962)

Catégories: Edito

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L’edito d’Ely Salem khayar

septembre 29th, 2008

Khayar Ely Salem

Mauritanie: Coups d’Ă©tat et tourisme

En moins de trente ans, 15 coups d’Ă©tat ont lieu en Mauritanie.

(vous trouverez Ă  la fin de cet Ă©dito une chronologie des coups d’Ă©tat depuis 1978, donnant en bref les principales raisons qui les ont provoquĂ©.)

Le dernier est celui du 6 AoĂ»t 2008 par lequel le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la garde prĂ©sidentielle renverse Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu le 19 avril 2007.Cette nouvelle donne, on ne peut plus inopportune, positionne la Mauritanie dans une situation d’isolement international nĂ©faste Ă  son dĂ©veloppement et provoque des rĂ©actions intĂ©rieures dont les finalitĂ©s sont imprĂ©visibles.

Il y a en effet,Ă  peine trois ans,nous croyions que le dĂ©part de Maouyia Ould Sid’Ahmed Taya,le 03 AoĂ»t 2005 , après 30 annĂ©es de pouvoir absolu et la mise en place par ses tombeurs, d’institutions dĂ©mocratiques ( mairies,parlement, sĂ©nat,conseils constitutionnels,haute autoritĂ© de l’audio visuel,,indĂ©pendance justice etc.) nous Ă©pargneraient Ă  jamais des Putschs, complots et coups d’Etat militaires. D’autant plus que ce sont les membres du CMJD ( comitĂ© militaire pour la justice et la dĂ©mocratie) qui, d’eux-mĂŞmes ont consenti de remettre le pouvoir aux civils s’abstenant de s’y prĂ©senter, ainsi que tous les membres du gouvernement de transition qu’ils dirigeaient. Malheur a voulu que le pas que nous avions rĂ©alisĂ© en avant soit ramenĂ© , aujourd’hui Ă  deux pas en arrière. Il n’est que voir,en effet et jusqu’au 1er AoĂ»t 2008, l’empressement des institutions internationales et pays dĂ©veloppĂ©s Ă  soutenir la Mauritanie après que le processus des Ă©lections transparentes 2005-2007 ait rĂ©ussi. Tout le monde se rendait compte de l’importance du »dĂ©collage  » politique,social,culturel et Ă©conomique qui s’opĂ©rait dans le pays. Les Mauritaniens se sont rĂ©conciliĂ©s avec eux-mĂŞmes. Ceux d’entre eux qui Ă©taient expulsĂ©s au SĂ©nĂ©gal et au Mali depuis 89, commençaient Ă  rentrer. Les tares sociales et notamment l’esclavage et ses sĂ©quelles disparaissaient Ă  coup d’ordonnances juridiques et dĂ©nonciations mĂ©diatiques. Les gages de stabilitĂ© pour des investissements extĂ©rieurs Ă©taient posĂ©s. Les Ă©nergies et aptitudes intellectuelles libĂ©rĂ©es. La presse n’est plus muselĂ©e. Tout allait dans le bon sens. Mais Pouf: La venue soudaine de ce coup d’Etat a tout compromis.

Nous ici en Mauritanie, nous n’y comprenons rien encore Ă  ce qui se trame lĂ  haut, quant au dĂ©nouement de la situation. . Que dire des Ă©trangers et particulièrement ceux qui ont connu la Mauritanie, comme vous, anciens de Miferma/Snim?

Sans pouvoir vous éclairer convenablement , je me vois interpellé quand même, et en ma qualité de correspondant du Site, de vous apporter des informations,vous laissant le soin de juger par vous mêmes.

En modeste Mauritanien,fier de son pays, comme la plupart de mes compatriotes, j’ exprime -Ă  ma manière - dans un article publiĂ© dans la presse locale au lendemain du Putsch , le ras-le-bol gĂ©nĂ©ral ressenti autour de moi , par les habitants de l’Adrar, capitale du tourisme. Le voici :

Adrar/Coup d’Etat: Parlementaires, sauvez le tourisme ! au lieu de………

Les Ă©vĂ©nements sanglants en 2007, dans le pays ont Ă©tĂ© Ă  l’origine de l’annulation du rallye Dakar, nous privant ainsi que nos voisins des retombĂ©es mediatico-Ă©conomiques de cette Ă©norme entreprise internationale Ă  sous. Ils sont aussi la cause du changement de destinations pour plusieurs touristes qui auraient dus se rendre sur nos sites.

La douleur a Ă©tĂ© profondĂ©ment sentie et assimilĂ©e. Douze mois de pleurs! Cette annĂ©e, ce sont encore des Ă©vĂ©nements bien de chez nous, qui viennent dissiper les minces espoirs que les uns et autres fondaient sur le retour d’une situation stable du pays.

Les élus du peuple sont-ils représentatifs?

Cruel et amer, ce constat presque unanime de la classe sainement intellectuelle: Le  » bataillon parlementaire d’intervention rapide » montĂ© par les militaires Ă  la veille des Ă©lections lĂ©gislatives 2006 et constituĂ© de dĂ©putĂ©s  » indĂ©pendants » se dĂ©couvre en plein jour.

Au lieu de s’attaquer aux problèmes de fonds, socio-Ă©conomiques du pays, les Ă©lus parachutĂ©s s’attèlent vainement Ă  dĂ©tourner l’opinion nationale et internationale sur des questions de procĂ©dures et mesquineries revendicatives dont l’objectif inavouĂ© est de forcer l’institution prĂ©sidentielle Ă  « marcher  » sous la fanfare militaire.

Les parlementaires sensĂ©s reprĂ©senter l’Adrar dans l’ auguste assemblĂ©e nationale, ont entraĂ®nĂ© ou se sont laissĂ©s facilement entraĂ®ner dans le contre courant de l’histoire et l’antipopulaire. Plus!!! d’aucuns parmi eux se montrent plus royalistes que le roi et plus peuple que le citoyen. Ceci n’a pas Ă©chappĂ© aux Atarois lorsque dans le meeting de soutien au CE du 09/08 Ă  Atar, l’une des plus voyantes personnalitĂ©s venues de Nouakchott menaça ouvertement les populations en dĂ©clarant » nous connaissons les gens d’ici, plusieurs figures de cette localitĂ© ne sont pas venues Ă  ce meeting. ».

Les populations de l’Adrar avaient dĂ©jĂ  tout perdu lors de la sècheresse de 1974. Un petit espoir Ă©tait nĂ© avec le lancement en 1997 du tourisme organisĂ© dans leur rĂ©gion. Aujourd’hui, plus que le terrorisme voici que leurs dirigeants au haut sommet de l’Etat, se chamaillent en de nombreuses turpides politiciennes enfonçant davantage le couteau dans la plaie d’un pays sous infusion d’instabilitĂ©.

Quelles perspectives pour demain? La saison touristique 2008/2009 serait logiquement ouverte vers le 20 Octobre prochain. Au jour d’ aujourd’ hui les Tours OpĂ©rateurs et voyagistes Ă  destination de la Mauritanie ne peuvent prendre d’engagement pour les touristes.

MalgrĂ© l’initiative patriotique de Somasert Ă  lancer un rĂ©gulier Orly- Atar la saison prochaine, avec des tarifs qui dĂ©fient toute concurrence et malgrĂ© la bonne volontĂ© des responsables de Point Afrique (dĂ©corĂ©s l’annĂ©e dernière pour le maintien de leurs vols sur Atar, malgrĂ© les risques encourus) l’espoir attendu en fin AoĂ»t de voir le Quai d’Orsay modifier son message: « Mauritanie, destination Ă  haut risque », semble s’estomper de plus en plus.

Il est Ă  craindre aussi que le grand Rallye Raid  » Africa Race » que compte lancer Hubert Auriol le 26 DĂ©cembre 2009 Ă  partir de Marseille (en remplacement du Lisbonne- Dakar) et qui traverse notre pays, ne soit Ă  son tour compromis.

Jusqu’ici Mr Auriol, qui vient de sĂ©journer en Mauritanie et qui a vĂ©cu les 6 et 7 AoĂ»t les Ă©vènements de Nouakchott, reste confiant et dĂ©clare que « Africa Race aura bien lieu ». Le laisseriez vous, vous politiciens de lĂ  haut ?

Parlementaires de chez nous: Sauvez le tourisme dans le pays, c’est le seul crĂ©neau qui reste porteur d’espoir et de sous dans cette conjoncture nationale et internationale très difficile.

Puisse ces Ă©lĂ©ments d’informations, Ă©claircir en tant soit peu, les idĂ©es sur la Mauritanie.

Ely Salem khayar

Chronologie des coups d’Ă©tat depuis 1978

  • 10 Juillet 1978: Le père de la Nation MaĂ®tre Moctar Ould Daddah est destituĂ© par une junte militaire conduite par le Colonel Moustapha Ould Mohamed Salek chef d’Ă©tat major national. Raison : guerre lancĂ©e en 1975 contre le Polisario pour la conquĂŞte du Sahara Occidental.4 annĂ©es plus tard , cette guerre n’est plus possible.
  • Avril 1979: Le Colonel Bouceif, marginalisĂ© au 1er Putsch pour son soutien Ă  Moctar, prend les reines du pouvoir.
  • 27 Mai 1979: Malheureusement pour lui, le Colonel Bouceif disparaĂ®t dans un accident d’avion sur l’atlantique alors qu’il se rendait Ă  Dakar. Il est remplacĂ© provisoirement par le colonel Mohamed Khouna Ould Haidalla.
  • 03 Juin 1979: Mohamed Khouna premier ministre, Ă©loigna certains officiers gĂŞnants et prĂ´na le Colonel Mohamed Mahmoud Ould Louly PrĂ©sident d’honneur du CMRN ou comitĂ© militaire de redressement National.
  • 01 Avril 1980 Le Colonel Haidalla s’auto proclame Chef de l’Etat.
  • 16 Mars 1981, Le colonel Ahmed Salem Ould Sidi, le Commandant Bah Ould Abdel Ghader dit Kader et le lieutenant Niang tentent de renverser Haidalla(qui les a marginalisĂ©s) en s’appuyant sur le Maroc. Echec. Ils sont exĂ©cutĂ©s publiquement.
  • 1983 : Les services de renseignement de Haidalla disent avoir dĂ©couvert une tentative de coup d’Ă©tat. Sans donner de preuves Ă  l’opinion, ces services emprisonnèrent plusieurs personnes qui ne seront libĂ©rĂ©es que:
  • 12 DĂ©cembre 1984: Maaouyia Ould Sid’Ahmed Taya , 1er ministre du gouvernement militaire,renversa Ould Haidalla alors que celui-ci Ă©tait Ă  l’Ă©tranger.
  • 1986 : Tentative de coup d’Etat sur initiative des NassĂ©ristes (nationalistes arabes) mais avortĂ©e .Les auteurs ou supposĂ©s sont envoyĂ©s en prison.
  • 1987: DĂ©couverte 48 H avant sa mise Ă  exĂ©cution d’un vaste plan , visant Ă  renverser O. Taya par des officiers nĂ©gro-Africains ( Ethnie des toucouleurs ou Poular).
  • 1989: Des cellules restĂ©es opĂ©rationnelles de ce mouvement des nĂ©gro-Africains tentèrent une 2eme fois une revanche contre Maaouiya, mais en vain. Les services de O. Taya Ă©taient très vigilants au point qu’entre 1990 et 2000 pas la moindre inquiĂ©tude du maĂ®tre du pays qui mit ce temps Ă  profit pour simuler une dĂ©mocratie qui lui fit passer une veste civile au lieu de celle Ă  Ă©paulettes Ă©toilĂ©es.
  • 08 Juin 2003 : Le commandant Saleh O. Hanena, ancien radiĂ© de l’armĂ©e pour convictions politiques,(devenu chauffeur de taxi) , en collaboration avec des officiers actifs s’empara pendant 24 H des principaux centres nĂ©vralgiques de la capitale y compris la prĂ©sidence. C’est la premiere fois que mort ( Ould N’diyane chef d’etat major,quelques officiers et civils) survienne dans un coup d’Ă©tat. Il fut dĂ©logĂ© le lendemain, par les troupes venues en renfort de l’intĂ©rieur du pays.
  • AoĂ»t 2004 : Hanena qui rĂ©ussit Ă  sortir sain et sauf du pays avec certains de ses amis,les cavaliers du changement, revint Ă  Nouakchott pour tenter de nouveau un coup de force. Il Ă©choua et se fit arrĂŞter quelques mois plus tard, non sans ĂŞtre recherchĂ© dans tous les coins du pays avec une promesse de 5 millions d’Ouguiyas pour quiconque informerait sur sa position.
  • 03 AoĂ»t 2005: Après 7 tentatives de coup d’Ă©tat contre Maaouiya, ses plus proches collaborateurs militaires dĂ©cidèrent de mettre fin Ă  son règne. Les plus en vue de ses hommes sont les Colonels Ould Abdel Aziz le patron de la garde prĂ©sidentielle BASEP et Ely Ould Mohamed Fall directeur de la sĂ»retĂ© nationale qui fut prĂ©sident du CMJD ou comitĂ© militaire pour la justice et la dĂ©mocratie. Il dirigea le pays avec tact pendant toute la transition ( 17 mois) qui aboutit Ă  la mise en place de toutes les institutions dĂ©mocratiques . Des Ă©lections transparentes ont lieu Ă  l’issue desquelles Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi (SIDIOCA) est Ă©lu prĂ©sident de la 2eme rĂ©publique Islamique de Mauritanie le 19 Avril 2007.
  • 06 AoĂ»t 2008: Le gĂ©nĂ©ral Mohamed Ould Abdel Aziz , imperturbable patron de la garde prĂ©sidentielle(Basep) duquel Sidioca voulut se dĂ©barrasser pour son immixion dans la politique, fit arrĂŞter et sĂ©questrer le prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu.. Depuis lors il est Ă  la tĂŞte d’un conseil d’Ă©tat militaire qui dirige le pays.

Catégories: Edito

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L’edito d’Aline GIANOLLI / GRAZIOTIN

juillet 13th, 2008

Aline zou

L Ă  – b a s …

C’était niché au pied d’une montagne de fer

Dans une vallée de sable et de pierres

Au cœur du SAHARA , que se situait « notre » ZOUERATE

Qui Ă©tendait tout en longueur, ses maisons disparates.

Née de la volonté des hommes, c’était notre cité, nouvelle,

Qui se dressait toute de blanc vêtue. Elle était « belle ».

Elle abritait une poignée d’Européens,

Et venus de tous les horizons, des Mauritaniens.

Les habitations de toiles, de cartons, de bois, de tĂ´les ou de pierres,

Hébergeaient hommes, femmes et enfants, l’espoir en tête,

Qui étaient tous venus pour tenter l’aventure

Afin de mieux vivre des lendemains incertains.

Le mĂŞme objectif les habitait,

« Abattre la KEDIA ». Ce qu’ils faisaient

Avec précision, gradins après gradins

Par tous les moyens, et si possible … jusqu’à la fin.

Les jours s’égrainaient doucement,

Parfois sous un soleil de plomb,

OĂą sous des vents de sable soufflants.

Mais l’envie et l’espoir étaient toujours présents.

Il y avait l’école pour les enfants dépaysés,

Les attentes à l’économat pour assurer,

La piscine accueillante pour se dépenser,

Et surtout le club « sacré » pour se défouler.

Et encore, la chapelle, avec le Père CHARLES , la polyclinique,

Avec son toubib toujours dynamique,

Et son infirmière experte et très agile

A manier une aiguille peu sympathique.

Il est vrai que tout n’était pas rose.

Le contact téléphonique avec la famille était inexistant.

Quelque fois l’éloignement nous rendait morose

Et le quotidien dans ce « vase clos » était parfois pesant.

« Mais malgré tout, ZOUERATE, tu nous as comblés.

Tu as été un formidable tremplin vers la vie,

Tu nous as appris le travail, la débrouille, l’envie d’oser,

L’amitié et le partage, le goût du risque et …l’infini… »

Aline G.

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L’Edito de Michel MARENTHIER

mai 19th, 2008

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Photothèque… Vous avez dit Photothèque ?…

La photothèque de souvenirs concernant Zouérate a déjà largement pris son envol. Elle doit à présent atteindre la vitesse de croisière et y rester afin de continuer à s’enrichir grâce à votre concours…

En novembre dernier, en Guinée, tandis que je prospectais sur le terrain, Marie-Claire, mon épouse, s’est amusée à rechercher sur Internet le moyen d’entrer en contact avec des anciens de l’exploitation de bauxite de Fria, où elle avait exercé en tant que sage-femme en 1969.

Tandis qu’elle correspondait avec eux d’une manière assidue, avec succès, je lui dis :

- Tu devrais essayer de voir s’il n’y a pas également un site concernant la Miferma.

Marie-Claire me confirma le lendemain qu’elle en avait trouvé un. Il concernait les anciens de Miferma-Nouadhibou et son Administrateur lui avait conseillé d’aller sur le site spécifique dévolu à Zouérate.

AussitĂ´t, elle avait envoyĂ© un message vers ce site, aussitĂ´t on lui avait rĂ©pondu ! Elle avait continuĂ©, et chaque fois un message revenait aussitĂ´t en retour !… J’étais intriguĂ© ?

- Comment, chaque fois que tu envoies un mail, on te répond aussitôt ? Pas possible, c’est un retraité, qui n’a rien à faire, qui est au bout ?

Le lendemain :

- Non, ce n’est pas un retraité, c’est un certain Patrick, il doit avoir 48 ans.

- 48 ans, alors ce doit être un gars qui est malheureusement au chômage et qui, pour se changer les idées, s’est mis en tête de gérer les correspondances des anciens ?

Le surlendemain :

- Non, il n’est pas au chômage, il travaille !

- Comment il travaille ? Pour qui ? Et il répond aux mails toute la journée pendant son travail ? Il doit être content de lui son employeur !

- Il m’a dit qu’il est vraiment heureux que j’aie pris contact avec lui, car il te cherche depuis longtemps !

- Moi ? Depuis longtemps ! Mais pourquoi faire ?

- Il dit qu’en tant que photographe officiel de la Miferma, il espère que tu lui donneras des photos.

- J’ai autre chose à faire ! A Zouérate, j’étais géologue et les photos, elles sont dans le grenier à Orléans. On verra plus tard, le jour où je serai en retraite. Pour le moment, je n’ai malheureusement pas le temps.

Les vacances de Noël arrivent. Nous rentrons à Orléans, et il se trouve que je suis immobilisé, de façon totalement imprévue, par un problème de santé à résoudre rapidement.

Marie-Claire correspond avec Patrick, lequel continue d’insister, petites touches par petites touches, pour essayer d’obtenir quelques photos pendant que nous sommes coincés ici !

Il sait ce qu’il veut le « bougre ». Il réussira, ce petit !

Je veux faire plaisir à Marie-Claire, j’accepte d’aller me geler dans le grenier avec elle et, au bout de deux heures, nous voici redescendus avec des boîtes Karoclass remplies de vieilles diapositives.

- A présent il faut les classer et les ranger, lui ai-je dit. Je veux bien répondre à toutes tes questions pour t’aider, mais moi, je n’ai pas le temps de m’occuper de ce rangement.

Marie-Claire se met au travail, me pose ses questions, classe et range. Cela prend du temps, il y avait plus de 800 diapos Ă  regarder et trier !

Elle explique, par mail, à Patrick, tout ce qu’elle a fait.

Ce dernier suggère alors que puisque nous sommes encore retenus en France, il pourrait peut-être bien venir à Orléans avec son équipe pour nous interviewer ? Comme tous les jeunes, il emploie des sigles et il appelle ça une ITW !

Et puis quoi encore ?… Qu’est-ce qu’il veut que je lui raconte, des histoires de 35 ans en arrière dont je ne me souviens plus !

Toujours pour faire plaisir à Marie-Claire, j’accepte… encore… « Bonne poire »… et puis,
et puis… « SILENCE, ON TOURNE ! ».

Ah non, « Pas silence », lĂ  en plus, il fallait beaucoup parler !…

Je dois dire qu’une fois lancé, cela a été un grand plaisir. En même temps que je parlais mon histoire se déroulait devant mes yeux. On se laisse prendre à ce petit jeu…

Et en définitive, c’est formidable de participer de manière aussi impromptue à une telle aventure… Que de souvenirs oubliés et ressurgis grâce à elle, sans crier gare !

Patrick s’en retourne à Lyon, en emportant ses boîtes Karoclass. Rentré chez lui, il nous dit qu’il scanne, qu’il scanne et qu’il scanne encore…

Et puis… Il y a quelque temps, un email arrive :

- Regardez la photothèque…

Effectivement, toutes mes photos sont dans le « vrac d’attente ». Il ne restera plus qu’une main bienveillante accepte de les placer dans des classeurs et des albums qui seront Ă  crĂ©er !…

Bravo, je dois reconnaître le résultat ; je suis comblé !

Je peux voir à la suite, une à une, parfaitement scannées, toutes mes vieilles photos qui dormaient dans le grenier, d’un éternel sommeil, depuis 35 ans et qui auraient continué de le faire sans l’insistance de ce Patrick ! Je suis obligé de lui dire ici un grand Merci !

Il y a du « boulot » pour organiser toutes les importations vers telle ou telle destination. Marie-Claire – elle l’avait bien cherchĂ© – a Ă©tĂ© choisie avec Dominique PĂ©richon pour crĂ©er albums et classeurs, pour ranger et lĂ©gender les photos, sans se tromper s.v.p.… « On » veille au grain !…

C’est un « travail de Romain », c’est bien fait pour elle !

Pas de chômage pour leur « Salle de Réunion » comme ils disent (Se prennent-ils pour des Ministres ?), ils parlent seulement entre eux… Une espèce de « Franc-Maçonnerie » dans laquelle l’« étranger » (!) n’a pas le droit de mettre son nez !

Et au bout du compte, mon ami de 40 ans, qui m’a suivi pour travailler dans les coins les plus perdus d’Afrique, Michel Lemardeley, un ancien du Club Photo de Zouérate, m’envoie un message me disant :

« Je ne peux plus mettre de photos dans la photothèque. Les miennes sont trop minables à côté des tiennes, je vais passer pour un charlot ». Sic !

Et bien là, nous y voilà… « Nous mettons bien le doigt en plein dedans », toute la philosophie d’une Photothèque du Souvenir, elle est résumée par la réaction de mon ami.

Un site pour la Mémoire, illustré grâce à une photothèque, ce n’est pas un concours photos destiné à mettre en valeur de plus ou moins « bons » photographes. Il ne faudra jamais qu’il le devienne.

Et, il n’y a pas de « bonnes » photos, il y a seulement « des » photos qui évoquent quelque chose, qui font ressurgir subitement certains de nos souvenirs enfouis. C’est la « madeleine de Proust »…

Michel, c’est à toi que je m’adresse :

Je vais dans la photothèque et, je cherche, au hasard, dans le premier album qui me tombe sous la main, tiens c’est l’album « Entre Amis ». Voici une photo « Michel Lemardeley ».

A priori, une photo tout à fait quelconque, éclairage un peu trop violent au premier plan, un peu trop sombre derrière, plusieurs personnages que l’on reconnaît plus ou moins. Mais… au centre, c’est bien Titi Dubois ?

Il est en train de fumer une cigarette devant quelqu’un qui joue de la guitare ?

Je regarde Titi de plus près, le pauvre homme est décédé il y a peu de temps. Je le regarde encore plus attentivement…

Peu à peu, l’image devient floue, je ne vois plus la même chose… Titi m’apparaît debout, il a toujours sa casquette Bigeard d’ancien légionnaire, vissée sur la tête. Il est midi et quart, il revient des Services Généraux pour rentrer chez lui. En passant, il vient jusqu’à notre case pour nous dire bonjour. Il aime bien venir nous voir.

Je ne lui demande pas ce qu’il veut comme apéritif, je sais que c’est du Peppermint qu’il faut lui servir. Nous discutons de tout et de rien. Et vers midi et demi, je lui dis :

« Madame Dubois doit vous attendre ? »

« La « Blonde » attendra !» répond-il de son air un peu macho, avec sa voix bourrue.

C’est un brave homme et il aime bien sa « Blonde » qui est une charmante f
emme. Elle, c’est bien connu, elle adore les animaux, tous les animaux quels qu’ils soient. Un jour, elle a même recueilli une cigogne blessée et l’a remise sur pattes. Je suis allé chez elle pour prendre des photos de cette cigogne !

Tu vois, Michel,

Ce qu’une photo très ordinaire, à priori tout à fait quelconque, peut faire ressurgir tout à coup de notre mémoire !

Miracle d’une Photothèque de Souvenirs, tous les détails que l’on peut y dénicher sont importants. Ils pourront toujours rappeler quelque chose à quelqu’un, même si le « photographe » ne peut pas l’imaginer au moment où il insère son document.

Et puis une « bonne » photo, après tout, qu’est-ce que c’est ?

Tout est relatif. Aujourd’hui elle est « bonne », demain elle ne le sera plus ! Tout est fonction de la demande pour son utilisation !

L’éditeur Printel, qui imprimait nos calendriers en couleur de la Mif, avait tenu à me mettre en rapport avec une agence photographique en me disant :

« Vos photos qui dorment chez vous seraient mieux placées si elles étaient dans une agence, venez avec moi, je vais vous présenter »

J’ai effectivement pu placer beaucoup de photos dans des publications, grâce à cette agence. Une photo de la fosse de Tazadit, prise à partir du Piper Cherokee, portière enlevée, piloté par le Commandant Grosdemanche, a même eu sa place dans le Petit Larousse en couleurs, édition 1983, en ouverture de la lettre M pour « Mines de Fer de Mauritanie » !

Puis petit à petit, l’agence a été rachetée, puis rachetée encore et rachetée encore… Au fur et à mesure qu’elle s’agrandissait, des photographes de plus en plus connus y étaient employés.

Dans les années 2000, j’ai travaillé plusieurs mois dans l’Aïr, à Iférouane, au Nord d’Agadez. Touaregs enturbannés sur fond de paysages splendides, au milieu d’un ciel bleu. Les pellicules ne restaient pas longtemps dans les boîtiers ! Un jour, un grand mariage fut célébré, toutes les jeunes filles étaient merveilleusement parées, visages poudrés, maquillages de poupées. Grâce à mon Polaroïd couleur, j’ai pu les apprivoiser et elles ont accepté de prendre la pose.

En rentrant en France, j’estimais que j’avais une collection exceptionnelle ! J’ai tout bien classé et légendé et j’ai aussitôt expédié une grosse enveloppe à l’agence. Quinze jours après, la même enveloppe était de retour parfaitement intacte.

Intrigué, j’ai téléphoné à la responsable qui me réclamait toujours des clichés depuis plus de 25 ans :

« Je ne comprends pas, toutes mes photos du Niger me sont revenues ? »

Sans ménagement de sa part :

« Nous ne sommes pas intéressés » !

Ecoeuré, je n’ai plus jamais rien envoyé à l’agence et j’ai même demandé de récupérer tous les clichés qu’elle détenait en dépôt !

Alors… « belles » photos ou « pas belles » photos ? Quelle importance…

Elles n’ont que l’intérêt que nous pouvons leur porter à un moment donné ou à un autre, pour les souvenirs qu’elles pourront procurer à quelqu’un…

Apportez toutes vos photos, il y aura toujours quelqu’un qui saura les apprécier.

Merci.

Michel Marenthier

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L’Edito de Marie DROGUE

avril 13th, 2008

Marie DROGUE

« NOTE DE PRODUCTION »

Abidjan 1985. Assise dans la cour d’une maison, je revois cette petite fille essayant d’apprendre Ă  lire Ă  son gardien. J’ai 8 ans, des rĂŞves et des idĂ©aux pleins la tĂŞte que les annĂ©es m’apprendront Ă  effacer ou du moins j’apprendrai Ă  conjuguer avec le rĂ©el. Si j’ai perdu cette candeur et spontanĂ©itĂ© propres aux enfants qui leur permet de croire que tout est possible, je n’en ai pas perdu l’envie et le dĂ©sir d’en garder une toute petite partie : un morceau de lune si je ne peux pas la dĂ©crocher.

Lorsque j’ai lu le projet, je me suis revue petite fille dĂ©couvrant un pays et une culture bien diffĂ©rents de moi. Puis j’ai rencontrĂ© Patrick, et son histoire est devenue vivante et mienne. Il y a quelque chose d’universel dans ce rĂ©cit. Aussi personnel qu’il soit, c’est celui de tous ceux qui un jour ont cherchĂ© un eldorado, une autre vie et sont partis Ă  la rencontre d’un monde nouveau. J’entends dĂ©jĂ  les voix de ceux qui diront :  » sortons les mouchoirs, ces expatriĂ©s bien lotis dans le luxe qui essaient en plus de se faire passer pour des humanitaires rongĂ©s par la tristesse ! » Ecoutez pourtant, je vous parle de rencontres humaines… de rencontres qu’on n’oublie pas. Au milieu de ces « bricolages culturels » qui crĂ©eront des aberrations, personne ne l’oublie, des liens vont se tisser.

Aujourd’hui, que reste-t-il de leur histoire? C’est celle de Souleymane ce berger qui deviendra mineur et qui fera la rencontre de Simon, ce lorrain venu tenter l’aventure Ă  ZouĂ©rate en Mauritanie.

Mais le rĂ©sultat n’est pas souvent celui escomptĂ© et chacun repartira avec ses rĂŞves et dĂ©sillusions en se demandant pourquoi?

Moi, je n’Ă©tais qu’une petite fille, et pourtant cette expĂ©rience m’habite encore et fait partie de moi. Je n’ai donc pas hĂ©sitĂ© un instant Ă  m’engager dans la production de ce film.

En effet, j’ai choisi ce métier pour garder une ouverture sur le monde mais aussi pour rencontrer des personnalités de tout horizon.

De ma rencontre avec Patrick est née notre collaboration.

Qu’en restera-t-il ? Un film et j’en suis sĂ»re une belle amitiĂ©.

Marie Drogue

Productrice .

Marie Drogue, 30 ans , de formation journalistique, a eu le plaisir d’effectuer sa première expĂ©rience professionnelle au sein de France 2. Son Ă©volution professionnelle lui a permis de travailler 2 ans au sein de RMC Info, puis 3 ans au dĂ©partement documentaire de TELFRANCE et NERIA PRODUCTION, oĂą elle a pu participer Ă  de nombreux documentaires d’archives et d’histoire. Elle a rejoint la sociĂ©tĂ© TETRA MEDIA en juin 2005 en tant que productrice, avec pour mission le dĂ©veloppement du dĂ©partement documentaire.

« Hillary et Bill » 90’ René-Jean Bouyer © France 2 – 90’

« Le Mystère Malraux » 90’ Ren Ă©-Jean Bouyer © France 3 – 52’ © France 5 « 100 ans de Petits Chanteurs » 70’, Emmanuel Descombes © France 2 « Trois Mariages … ou presque » 85’, Emmanuel Descombes © France 5 « 100ème anniversaire des Petits Chanteurs Ă  la Croix de Bois » Prime divertissement pour France 2 AnimĂ© par S.Bern (co pro NAO) © France 2 « L’enfer du Pacifique » 90’, RenĂ©-Jean BOUYER dans la sĂ©rie « Ils ont filmĂ© la guerre en couleur », © France 2/ France 5. « Ă–tzi , meurtre de l’homme des glaces » Docu-Fiction 90’, Richard DALE ©BBC/Discovery Channel/ProSieben/NĂ©ria avec la participation de France 2 En association avec Dangerous Films « Les Gendarmes » Feuilleton documentaire 10×26’, StĂ©phane KRAUSZ ©France 3/NĂ©ria « Libye, la mĂ©moire du dĂ©sert » 52’, SĂ©bastien ACHARD © France 5/NĂ©ria « La Bataille de l’Atlantique » 90’ rĂ©alisĂ© par RenĂ©-Jean BOUYER ©France 2/France 5/NĂ©ria En accord avec la BBC « D-DAY » Docu-fiction 120’, Richard DALE © BBC/Discovery Channel/ProSieben/Telfrance, avec la participation de France 2 et France 5, en association avec Dangerous Films« Ils ont filmĂ© la guerre en couleur : La LibĂ©ration » 90’ rĂ©alisĂ© par RenĂ©-Jean Bouyer © France 2 / France 5 avec la participation de la RTBF et de la TSR « L’Histoire de la Fiction Française Ă  la TĂ©lĂ©vision», 6×52 de Sabine Chalvon-Demersay et Patrick Jeudy. Directeur de Collection : Patrick Jeudy. RĂ©alisateurs : Patrick Jeudy, Philippe Picard, JĂ©rĂ´me Lambert, Serge Canaud ©France3 / France5 avec la participation de Festival, TV5 Monde, RTBF et TSR en collaboration avec l’INA. « Quoi de Neuf Molière ? » 3×26’ rĂ©alisĂ© par BenoĂ®t Finck ©France 5. « Ariel Wizman interroge Monsieur de Pourceaugnac », « Martin Winckler interroge le Malade Imaginaire », « Emmanuel de Brantes interroge Le Bo
urgeois Gentilhomme
». « Le Maire de Toulouse » , 52’ Emmanuel Descombes ©France5. « Bye, bye Apartheid » 52’ Olivier Meyroux ©Voyage

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L’Edito de Valérie et Gilles

mars 3rd, 2008

edito-ValGil

Elle :

« J’ai des souvenirs de ZouĂ©rate comme on a des souvenirs d’amours…

»

Lui :

« Tu es sĂ©rieuse ?..Comment peux-tu dire ça, on Ă©tait des gamins Ă  l’Ă©poque. »

Elle :

« Et alors ? L’âge n’a rien Ă  voir avec la force du souvenir. »

Lui :

« De quel souvenir parles-tu ? Des plus belles images que ton regard de petite fille a conservé dans un coin de ta mémoire. »

Elle :

« Oui mais pas seulement, il y a aussi toutes ces impressions que je garde en moi et qui me rappellent les moments heureux que j’ai passĂ©s lĂ -bas. Crois-tu que les tiens soient si diffĂ©rents des miens ? »

Lui :

« Je ne sais pas. Des souvenirs j’en ai plein, comme un carton de vieilles photos qu’on aurait Ă©parpillĂ©es sur une table, mais si je reconnais des lieux ou des visages, ou quand je me souviens de situations ou d’Ă©vĂ©nements, j’ai du mal Ă  les ressituer. »

Elle :

« Tu as perdu les lĂ©gendes de tes photos, c’est ça ? »

Lui :

« J’ai, nous avons , vĂ©cu ZouĂ©rate avec l’insouciance et la comprĂ©hension de nos yeux d’enfants , et aujourd’hui il me manque des clĂ©s comme autant de points d’interrogation. »

Elle :

« C’est à nos anciens de nous donner les clés, cela fait parti de leur devoir de mémoire. Eux seuls pourront nous apporter des réponses, et nous faire partager l’esprit d’amitié et de communauté que nous avons hérité de Zouérate ! »

Lui :

« Imaginons un lieu d’échanges, de réflexion et de rapprochements »

Elle :

« Pourquoi pas une rubrique « palabre »

Lui :

« Avec des questions, des thèmes. »

Elle :

« Pour étendre nos souvenirs et nous faire revivre tout un monde de visages, de sensations, de lieux, et d’objets. »

Lui :

« Bien sûr, nous pourrons ainsi partager leurs souvenirs. Nous avons évolué et notre perception de Zouérate s’en trouve modifiée. »

Elle ;

« Mmouais restons simple, juste insister sur la notion de partage entre génération. »

Lui :

« Pas facile de trouver un arbre…pour le palabre Ă  moins d’installer des coussins sous la khaĂŻma »

Elle :

« À l’ombre de la Khaïma servi avec le traditionnel thé à la menthe ! »

Lui :

« PALABRE SOUS LA KAÏMA A L’HEURE DU THE ». Tu crois que nous pouvons compte sur eux ? »

Elle :

« Évidemment, si nos anciens sont venus sur le site c’est pour faire vivre et perdurer la mémoire collective de Zouérate »

Lui :

« On tente ! on va les chercher et les inviter ! »

Une pièce en un acte de Valérie Chardonnet et Gilles Aubry.

Administrateurs du forum.

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L’Edito de Mohamed OULD TAJEDINE

février 10th, 2008

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Bribes de souvenirs :

Par un matin de janvier 2008,assis sur mon ordinateur,je ne sais par

quel hasard l’idĂ©e me vint de chercher des nouvelles de la ville oĂą j’ai

passé toute mon enfance et qui est située à des milliers de kilomètres.

C’est ainsi que je suis « tombĂ© » sur votre site. Ce qui rĂ©veilla en moi des souvenirs vagues et discontinus datant de plus de 40 ans.C’est par un après-midi ensoleillĂ© de 1963 (j’avais 6 ans Ă  l’Ă©poque) que nous arrivions Ă  ZouĂ©rate Ă  bord d’un camion Berliet du type T46.

La première vue de ce qui allait ĂŞtre ZouĂ©rate s’incrusta pour de bon dans ma mĂ©moire : un ensemble de tentes noires et blanches au milieu de dunes et d’arbres. Quelques temps plus tard je dĂ©couvris la citĂ© « DUMEZ » qui porte le nom de la sociĂ©tĂ© qui s’occupe de la construction des logements des ouvriers de la Miferma (la Mif pour les zouĂ©ratois ) et dont le directeur s’appelait Roussi (je ne sais pas si on le prononçait correctement ).

Bien après la cité a pris forme :

-Les maisons des cadres de la sociĂ©tĂ© et qui n’Ă©taient que des français .

C’Ă©tait un petit paradis ou du moins c’est ainsi qu’on le voyait nous autres enfants Ă  l’Ă©poque.

Une citĂ© propre, embellie d’arbres et de fleurs dont les odeurs m’ont enivrĂ© les rares fois que je l’ ai traversĂ©e Ă  cause des gardiens et des chiens.

Il y avait  » le club des aigles » avec son restaurant, sa piscine, ses terrains pour les diffĂ©rents sports et plus tard son Ă©curie.

Il y avait beaucoup d’autres activitĂ©s telles que les voitures de courses, des aĂ©ronefs pour les amateurs de l’aviation,le ranch,l’esplanade, les terrain de football et de rugby qui constituent le rendez-vous hebdomadaire des habitants de la citĂ©.

Il y avait un Ă©conomat et un cinĂ©ma oĂą l’on pouvait voir des films français le long de la semaine sauf le mardi qui Ă©tait rĂ©servĂ© aux films arabes et indiens.

-Les maisons des agents de maĂ®trise dĂ©nommĂ©e « la citĂ© blanche » de par sa couleur.

Elle avait son Ă©conomat et son club : « Le club de la gazelle « .Cette citĂ© va augmenter au fil des ans Ă  tel point que pratiquement tous les travailleurs finirent par ĂŞtre logĂ©s.

Les services sociaux étaient assurés par la société : soins,

approvisionnement en eau et en denrées alimentaires de toutes sortes, désinfection de la ville, ramassage des ordures…

-Ces deux cités étaient entourées de trois côtés par des baraques en bois et en fer où logeaient les ouvriers qui ne pouvaient pas être logés par la société.

Au début des années 70 un lotissement a été mis en place et la ville

s’organiser et l’on voit la construction en dur commence Ă  s’effectuer

(les baraques n’existent plus aujourd’hui ).

De nos jours la ville a pris une certaine autonomie vis-Ă -vis de la sociĂ©tĂ© (SNIM) qui demeure très prĂ©sente dans la vie de la ville et elle ne peut que l’ĂŞtre.

DĂ©sormais la ville a une mairie qui s’occupe des populations,un secteur informel en pleine croissance ,un commerce plus ou moins florissant.

Certes la ville n’est plus celle des annĂ©es 60 et 70 mais elle demeure une citĂ© ouvrière oĂą il fait bon de vivre,qui n’a rien perdu de son attirance ni de son hospitalitĂ© lĂ©gendaire.

MĂŞme si je vis très loin de « ma ville » je vis avec elle par l’intermĂ©diaire des amis qui y sont restĂ©s et par les visites que j’effectue pratiquement une annĂ©e sur deux.

J’invite « les anciens de ZouĂ©rate  » Ă  faire une visite organisĂ©e de leur ancienne citĂ© et par la mĂŞme occasion visiter d’autres lieux de la Mauritanie qui mĂ©ritent d’ĂŞtre visitĂ©s (je suis sĂ»r qu’ils ne seront pas déçus et qu’en associant la SNIM au projet ,elle contribuera avec plaisir Ă  sa rĂ©ussite ).

Pour information il y a un vol charter qui relie directement la France à Atar qui est située à 300 km de Zouérate.

Je suis Ă©galement sĂ»r qu’ils ont entendu parler du climat d’insĂ©curitĂ© liĂ© aux tristes Ă©vĂ©nements du mois de janvier.Mais je tiens Ă  les rassurer que c’est passager et que la Mauritanie restera Ă  jamais une terre de paix,de tolĂ©rance et d’accueil .J’en veux pour preuve le discours de Bernard Kouchner il y a deux jours lors de sa visite en Mauritanie.Ils ont sĂ»rement entendu parler dans les mĂ©dias du niveau de vie des populations.Effectivement la crise qui sĂ©vit un peu partout dans le monde n’a pas Ă©pargnĂ© la Mauritanie mais elle ne sombre pas dans le chaos comme certains se plaisent Ă  le dire.

Les touristes qui visitent le pays en sont très fiers et certains la visitent pour la deuxième ou troisième fois. Je ne fais pas de la publicitĂ© pour mon pays mĂŞme si je suis en droit de le faire mais je dĂ©cris la situation telle qu’elle se prĂ©sente.

A la fin , j’espère que cette tournĂ©e ait lieu et que « les amis de la citĂ© » puissent la visiter et redĂ©couvrir ce qui ,un jour, a fait partie de leur quotidien ou rencontrer d’anciens collègues de travail ou leurs fils.

Mohamed OULD TAJEDINE

Mauritanien résidant au Koweït

Mohamed OULD TAJEDINE exerce en qualitĂ© d’inspecteur de français au ministère koweitien de l’enseignement. A Ă©tĂ©, en autre, professeur de français dans le lycĂ©e de Zouerate.

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L’Edito de Jean François GENET

janvier 12th, 2008

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Dialogue dans un train :

la dame:

-Et vous, vous y ĂŞtes restĂ© combien?….

moi:

-Quatre ans et demi, oui pas plus, de 73 Ă  77.

la dame:

-Oh, mais c’est beaucoup, nous on Ă©tait dĂ©jĂ  parti en 77 quand c’est arrivĂ©.

Mon mari voulait partir au Gabon mais pas moi, enfin je l’ai suivi mais un an après seulement. Mais c’Ă©tait pas pareil! LĂ -bas y’avait rien, alors qu’a ZouĂ©rate… Oh c’Ă©tait bien. L’Ă©cole, la piscine, l’Ă©conomat, le Ranch… Oh, y’en avait des choses. Mais pourquoi vous ĂŞtes pas repartis? C’est vot’femme qu’a pas voulu?

moi:

-C’est Ă  dire que nous… (coupĂ©)

la dame:

-Je me demande ce que c’est devenu, parce que sans nous, quand mĂŞme….

moi:

(Songeur…)

Quatre ans et quelque, beaucoup moins que certains, une Ă©ternitĂ© par rapport Ă  d’autres, mais rien par rapport Ă  une vie, surtout que le temps efface diaboliquement vite nos impressions, nos sentiments, fausse notre regard. Un regard obligatoirement diffĂ©rent selon l’âge et la pĂ©riode de la vie. Pour ma part, pas d’enfance et de souvenirs d’Ă©coliers, pas plus d’adolescence zouĂ©ratienne matinĂ©e de quelques prĂ©coces Ă©mois juvĂ©niles qui m’auraient marquĂ© Ă  tout jamais et me renverraient une image idyllique de l’endroit. Pas plus de souvenirs d’un travail passionnant et enrichissant, bien au contraire, bruyant, fatiguant, salissant et poussiĂ©reux. Non simplement une pĂ©riode oĂą dĂ©cidĂ© Ă  changer d’air, Ă  voyager, du haut de mes vingt cinq ans, j’imaginais le monde sans en rien connaĂ®tre du tout.

Pour le lieu? Je connaissais un cĂ©libataire qui en revenait et me disait, «c’est idĂ©al pour les familles». Parfait pour moi! J’avais encore en tĂŞte les cartes de l’Ă©ducation nationale française ou il Ă©tait indiquĂ© sur les lieux AOF. On Ă©tait en pays de connaissance. On m’avait dit «ça parle français». Ouf, c’est dĂ©jĂ  ça! Allons-y. Pour le reste, quel choc!

Deux peuples, deux cultures différentes, unis, surtout unis de force, sans réelle volonté de partage, et ce même dans un immense projet industriel, ne font pas forcément cause commune. Se sont-ils seulement vus? Regardés? Peut-être. Se sont-il seulement écoutés? Entendus? Pas sûr. Leurs passés, très lourds, dictaient un destin qui ne sera jamais commun, peut-être eût-il été semblable, à la seule condition que ça réussisse.

Si il suffisait simplement de partager un espace pour crĂ©er un semblant d’osmose, se serait trop facile. Les aĂ©roports, les stades, les clubs de vacances ou autres agoras seraient des lieux formidables d’Ă©changes et de fraternitĂ©, hors, Ils ne sont bien souvent que des lieux de banalitĂ©s. ZouĂ©rate Ă©tait-elle un des ces lieux, sĂ»rement pas. Elle Ă©tait Ă  la fois et l’un, et l’autre. BanalitĂ© sur les lieux de travail: manque de respect . BanalitĂ© avec le boy: facilitĂ© . BanalitĂ© entre EuropĂ©en: continuitĂ©. Se croiser au club: amitiĂ©s. Faire la fĂŞte ensemble: communautĂ©. S’Ă©crire, se revoir: fidĂ©litĂ©. C’est bien, ça fait du bien de ne se souvenir que des bonnes choses, mais c’est un peu court.

C’est terrible Ă  dire et bien que je sois très heureux de lire des noms d’anciens, de retisser des liens, de voir des visages connus, je ne puis m’empĂŞcher d’Ă©voquer autre choses que l’annĂ©e 77. Vous rendez-vous compte, moins de deux dĂ©cades pour assister Ă  la publication des bancs puis Ă  la sĂ©paration sans jamais avoir consommĂ© complĂ©tement. Frustrant, rageant. Impossible de se dĂ©barrasser de ce dĂ©sagrĂ©able goĂ»t amer de travail non achevĂ©.

Les uns et les autres sont venus croyant naĂŻvement Ă  un nouvel Eldorado. Pour certains, c’Ă©tait bien la loi du Far-west qui s’appliquait. Mais qu’elle loi? Qui dirigeait le jeu? Tout ce que l’on sait, c’est qui a sifflĂ© la fin de la partie. Ça aurait pu ĂŞtre un projet commun, ça ne l’a pas Ă©tĂ©. Mais qu’elle expĂ©rience tout de mĂŞme! Des savants fous secouaient l’Ă©prouvette mais les Ă©lĂ©ments en sont restĂ©s sĂ©parĂ©s, les uns dessus, les autres dessous. Puis tout le monde s’en est retournĂ©.

Aujourd’hui, il est temps d’en Ă©crire l’histoire, et preuve s’il en est, un musĂ©e lui est consacrĂ©. Vous y Ă©tiez, vous avez participĂ© Ă  cette aventure qui sans vous a continuĂ©, et c’est bien ainsi. Moi, qui par ailleurs, suis engagĂ© depuis longtemps dans la sauvegarde des mĂ©moires, je vous dis simplement que se sont vos souvenirs, que ce sont leurs souvenirs, qui vont permettre de laisser dans la mĂ©moire collective, dans celle de vos enfants, dans celle de leurs enfants, autre chose qu’un tragique fait divers relatĂ© sur des coupures de presse jaunies ou des colonnes de chiffres de production. Pour cela, vous n’avez qu’un choix, il vous faut rĂ©pondre positivement Ă  toutes demandes Ă©manant de Patrick.

Jean-François Genet

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L’edito de Jean Marcel PAQUET

décembre 16th, 2007

PAQUET Marcel

« MAURITANIE, TERRE DE LIENS »

Depuis des temps immĂ©moriaux, la MorĂ©tanie puis la Mauritanie a Ă©tĂ©, pour tous ceux qui y sont venus, qui l’ont traversĂ©e, qui y ont vĂ©cu, une « Terre de liens » (titre d’un livre en voie d’Ă©dition).

Au fil de l’alternance des pĂ©riodes pluviales et des pĂ©riodes arides (merci Henriette ALIMEN), ce dĂ©sert est devenu d’une richesse prodigieuse de tĂ©moins d’une occupation prĂ©historique et historique intense. Depuis l’Homo habilis, les Garamantes, les Sanhâdja et tous les autres peuples Berbères jusqu’aux envahisseurs, Carthaginois, Romains, Ottomans, Arabes, Portugais, Espagnols et enfin Français, tous ont tĂ©moignĂ©, par leurs rĂ©alisations, d’un intĂ©rĂŞt, et mĂŞme d’un amour, qui resplendissent très haut dans son ciel inoubliable, malgrĂ© des pages plus noires que les uns ou les autres ont pu y inscrire..

Et puis un jour, en 1929, Antoine de Saint-ExupĂ©ry, alors chef d’escale Ă  Cap Juby parti avec son avion Ă  la recherche de quelques camarades otages de rezzous prĂŞts Ă  les Ă©changer, a sans doute remarquĂ© que sa boussole subissait de larges dĂ©viations. Aussi eut-il cette vision prophĂ©tique de l’avenir du pays qu’il survolait:

«Celui-lĂ  qui eĂ»t assistĂ© aux traditions sĂ©culaires de ce dĂ©sert les eĂ»t prĂ©vues durables et fixĂ©es pour des siècles. La montagne continuerait de s’user avec lenteur comme sous la dent d’une lime trop faible. Les hommes continueraient d’extraire le sel. Les caravanes continueraient d’acheminer l’eau et les vivres.

Mais il advint un jour, oĂą les hommes se tournèrent du cĂ´tĂ© de la montagne et ce qu’ils n’avaient point encore vu se montra… »

Ce qui était ainsi annoncé c’était «Une grande aventure humaine et industrielle» qui allait faire entrer le pays dans une ère nouvelle.

Le MusĂ©e de ZouĂ©rate, que la SNIM avait chargĂ© une Ă©quipe d’anciens enseignants de concevoir et d’installer, retrace toutes les pĂ©riodes prĂ©historiques, historiques et moderne. Le vieux Shrouf, gardien inamovible de la place du Club pendant des dĂ©cennies, s’est Ă©criĂ© en le visitant le jour de l’inauguration: «La illah il Allah! el trab el beĂŻdane cameline!» Et c’est bien toute la Mauritanie que les Ă©lèves et Ă©tudiants des Ă©tablissements scolaires, les voyageurs et un grand nombre de Mauritaniens retrouvent dans les trois salles.

Quand on demande à ceux qui ont vécu dans ce désert quel souvenir est resté marqué dans leur esprit, avec les termes variés de Nadège, Patrick, Anne-Marie, Dominique ou Simon, ils répondent presque invariablement:

«La convivialité, la chaleur des rapports humains qui règnent dans les cités, dans les campements, sur les pistes, partout.»

N’est-ce pas la meilleure conclusion pour cette « Terre de liens » ?

Jean-Marcel PAQUET

ancien directeur des cités scolaires de Zouerate et Nouadhibou, créateur du musée du Tiris Zemmour , actuellement Conseiller Culturel auprès de la Snim.

Au sujet de la nouvelle rubrique « Terre de liens »

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L’edito du 17 novembre 2007

septembre 17th, 2007

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« …Ce dĂ©part ressemblait Ă©trangement a des au revoirs au bord du terrain d’aviation…”

Bonjour, et merci de votre fidélité, je sais qu’elle a été mise à rude épreuve !

Donc problème de panne de site, en principe, enfin résolu et problème de lenteur de la photothèque réglé.

Je ne rentrerais pas dans les détails, mais une suite de pannes liées à l’hébergement et de mises à jour de serveur ont eu raison du Site ces deux derniers mois, ajoutez à cela mon indisponibilité professionnelle (malheureusement le Site est toujours un site amateur et bénévole) qui n’a pas arrangée les choses. Toujours est-il que j’ai dû le refaire entièrement et cela m’a pris le peu de temps perdu que j’avais de disponible !

Pour compléter le tableau, nous avons eu droit à une attaque de hacker qui avait décidé de squatter notre site. La page de garde était remplacé par un affreux sur fond noir. Merci à tous ceux qui m’ont écrit et particulièrement à Laurent GATRAT qui a su faire vite fait et bien fait le nettoyage. pour ceux qui ont raté la photo de notre pirate, rien n’est perdu la voici :


Hacker.png

Côté vie du site, je ne vous cacherais pas que sa fréquentation a terriblement chuté, le graphique joint vous explique ceci d’un coup d’œil. Et le peu de visiteurs qui ont réussis l’exploit de la connexion devaient s’armer de patience pour avancer dans les pages. De fil en aiguille le site a perdu son référencement pour se retrouver, en bon cancre, à la troisième page de Google. Bon an, mal an il atteint aujourd’hui presque les 7000 visiteurs.


Je tenais a vous remercier au sujet de vos envois. J’ai reçus beaucoup des films, des photos ainsi que de nouveaux MIf INFO. Lors de la prochaine actualisation (qui sera proche) je les mettrais en ligne. D’autre part je suis en train de travailler sur quelques nouvelles surprises.

Egalement lors de la prochaine actualisation, une nouvelle formule de téléchargement de dossiers va être mise en place ainsi que la réactualisation du Ranch afin de vous faciliter l’écoute.

Vous avez du voir le nouveau logo mis en place. J’ai profité de cette remise à jour pour restructuré le site et lui donner un nouveau look. Merci Serge GALLARDO et Audrey VIGNON pour votre coup de main et la qualité de votre travail.

De la nouveauté sur le site avec de nouvelles photographies. La photothèque de Zouérate est hébergée sur « Flickr » qui certainement la meilleure application de gestion et de partage de photos en ligne. Aujourd’hui notre Photothèque avoisine les 2000 photos ! Continuez vos envois, c’est une richesse pour notre mémoire collective.

L’accès à la photothèque nécessite l’utilisation du Sésame mais vous verrez qu’une fois dessus la navigation est ultra rapide pour ne pas dire instantanée. Nous avons essuyé les plâtres j’espère que vous serez satisfait à présent.

Je vais me permettre de reprendre quelques mots laissés dans le Forum au sujet du rassemblement qui s’est déroulé à La Bourboule le 7, 8 et 9 Septembre dernier afin que vous compreniez bien l’esprit de nos retrouvailles, certains ne s’étaient pas vus depuis plus de trente ans !

« je tenais Ă  exprimer mon intense Ă©motion rencontrĂ©e ce fameux week end de La Bourboule. Mais tout le monde le sait, bien sĂ»r. Il en Ă©tait de mĂŞme pour chacun d’entre nous. Mon premier c’est dĂ©sir, mon deuxième du plaisir, mon troisième c’est souffrir et mon tout fait des souvenirs !!!!!! Toujours le mĂŞme esprit, la mĂŞme gentillesse et le mĂŞme regard de notre adolescence… Le commencement de cette magnifique aventure Ă  dĂ©marrer, date est prise pour la suite, que LA FETE continue ! Que du Bonheur…..du Bonheur…..du Bonheur …… Trop court pour apprĂ©cier les moments intenses que nous avons vĂ©cu. Quelles retrouvailles ! Cette magie qui fait trente ans après se retrouver sur les marches du rassemblement comme nous Ă©tions sur celles du Club Ă  l’Ă©poque.

De gros moments d’Ă©motions et j’ai essayĂ© d’en capturer le moindre dĂ©tail, le moindre son de voix, le mĂŞme sourire nostalgique. Dire q
ue ce dĂ©part ressemblait Ă©trangement a des au revoirs au bord du terrain d’aviation ne vous Ă©tonnera pas je suppose.

Je ne savais pas rĂ©ellement ce que j’allais trouver, j’en avais qu’une vague idĂ©e et dire que l’Ă©motion Ă©tait au rendez-vous me semble tellement faible au regard de ce que nous avons vĂ©cu.

Merci a tous ceux qui Ă©taient prĂ©sents pour ce fabuleux voyage dans le passĂ© ! Trop court, beaucoup trop court mĂŞme si je sais qu’on ne peut pas non plus faire

des retrouvailles sur 8 jours ! Quand refaire des « retrouvailles » ? Pas dans un an, j’espère : beaucoup trop long ! En tout cas, je serai enchantĂ©e de venir au prochain rendez-vous. »

Monique Blosse a été parfaite en maîtresse de Cérémonie et lui tire mon chapeau pour ces talents d’organisatrice. Les prochains rassemblements sont en pourparler on parle de différents endroits et même d’un pèlerinage en Mauritanie. Bien entendu je vous tiendrais informé de tout ça.

Dernière nouvelle ; Feu vert concernant le tournage du documentaire ! Je vais rapidement partir sur Zouérate une dizaine de jours afin de repérer et prendre contact avec les responsables de la Snim et les autorités. Puis y retourner pendant un mois pour le tournage. Si par hasard des Zouératois lisaient ces lignes qu’ils n’hésitent pas a me contacter, je serais heureux d’échanger. Je vais très prochainement envoyer un mailing postal et informatique afin de contacter les personnes qui ne connaissent pas encore le site. C’est un envoi en nombre vous aller certainement recevoir cette lettre. Dans ce mailing je vous renouvelle ma recherche de films amateurs (en Super 8, 8mm ou 9,5mm) afin d’avoir le plus de matière possible concernant la fabrication de ce film.

Merci pour ceux qui m’ont déjà écrit a ce sujet et que je vais contacter prochainement.

Merci de faire passer le message et de fouiller dans « vos boîtes à chaussures » Merci de votre aide, je compte véritablement sur vous.

Petite surprise avant de vous quitter, le CinĂ©ma modĂ©lisĂ© en 3 D… Oui, ZouĂ©rate va ĂŞtre modĂ©lisĂ© façon maquette d’architecte avec la possibilitĂ© de se promener dans la citĂ© !

Amicalement

Patrick.

Catégories: Edito

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