J’ai vécu à Zouérate après 1977 !

août 18th, 2011

J’ai vécu 27 ans en Mauritanie. Un long séjour marqué de nombreux souvenirs dont il serait difficile ici d’en faire un résumé.

je suis arrivé en mars 1970 à Nouadhibou et en 1988 j’ai vécu à Zouérate jusqu’en 1997 date à laquelle j’ai pris ma retraite.

Bien sûr je connaissais Zouérate pour y être allé pratiquement une fois par an avec le Club des Mouettes de foot pour rencontrer nos homologues du Club des Aigles et aussi en accompagnant quelquefois l’équipe des jeunes Mouettes de foot dont j’étais un des entraineurs avec mon ami Georgy Lamboley.

Lorsque je travaillais au C.A.F.M de Nouadhibou, le Centre d’apprentissage et formation Maitrise, il m’arrivait parfois de venir à zouérate pour faire des stages.

Mais dans les années 1987/88 il y a eu une crise mondiale et les ventes de minerai de fer ont été répercutées à la baisse pour la Snim. une des conséquence à été pour la Snim d’arrêter une partie de son centre de formation pas assez productif et dont le cout de fonctionnement était trop important.

A Zouérate, on venait d’ouvrir « Les Guelbs» un nouveau site de gisement. On recrutait du personnel, j’y suis allé et j’ai été engagé comme contremaitre au garage Guelbs où j’ai passé mes dix dernières années de Mauritanie avant de partir à la retraite.

Lorsque j’étais sur Nouadhibou je m’occupais de l’équipe de foot des Mouettes en remplacement de notre ami Claude Lemanach parti en France.

Lors d’une rencontre amicale de foot, avec une équipe de travailleurs Russes venus remettre en état les cuves de stockage du pétrole en novembre 1978, j’ai été blessé ; une double fracture du tibia et du péroné de la jambe droite opérées sur place à la polyclinique. Ne pouvant plus jouer au foot, je me suis reconvertis au tennis et pris mes premiers cours lors de mes congés en aôut 1979 chez Pierre Barthès au Cap d’Agde (actuellement repris par le papa de Richard Gasquet).

Comme auparavant j’initiais les jeunes expatriés et Mauritaniens au foot c’est tout naturellement que j’ai reporté cette activité vers le tennis en initiant cette fois-ci les jeunes et les moins jeunes à l’école de tennis des courts du Club des Mouettes.

Et c’est ainsi que j’ai formé la première équipe Nationale Mauritanienne de Tennis !

Et, en tant que coach, c’est avec Abdeljelil et … (je ne me souviens plus son prénom) fils de Ramdame (responsable de l’intendance  de l’économat de Cansado à l’époque) que nous sommes allé défendre les couleurs de la Mauritanie à Praïa aux iles du cap vert où se rencontraient entre les équipes du Sénégal (avec Yaya Doumbia futur vainqueur du tournoi de Lyon), du Cap Vert, de la Guinée… Cette année là la Mauritanie termina 4 eme !

Alors lorsque je suis arrivé a Zouerate, j’ai repris tout naturellement la formation des jeunes Mauritaniens sur les deux courts du Club des Aigles.

Contrairement a ceux du Club des Mouettes qui possédait trois courts en résine en bon état, ceux de Zouérate étaient en goudron et très dégradés. Lorsque l’entreprise Mallet de Toulouse vint faire la route de M’Haoudatt, le nouveau site minier, et refaire celle des Guelbs, François Chevrin un des contremaitre passionné de tennis en profita pour nous refaire les deux courts de Zouérate.

Chaque année nous organisions des rencontres amicales avec nos homologues de Nouadhibou et même avec le Racing de Nouakchott ainsi que des tournois internes patronnés par les représentants de sociétés qui venait à Zouérate comme par exemple B.P avec J.C Chedeville.

Babache, vivant actuellement sur Paris, qui était un de ces élèves est même venu jouer en France avec le T.C Ajaccio.

Bien sûr, la vie de Zouérate était différente de celle connue avant les évènements.

A cette époque la colonie d’expatriés était très réduite. Il ne restait qu’une douzaine de couples. Je me souviens des Brun, Urbain, De Maistre, Sauvignon, Gouvernet, Somacal, Vogt, Guinet…Et puis aussi quelques célibataires dont Kieffer, Materne, Pédracini, Gadouin..Entre autres.

La vie à Zouérate s’organisait entre le travail en semaine et les sorties en brousse ou à la Kédia et les réceptions entre amis le week-end. Pour ceux qui avaient connu l’opulence aux Economats dans les années 70 et 80 il en était tout autre à cette époque ; les approvisionnements étaient réduits, du moins pour les produits propres aux expatriés comme les fruits et légumes, la charcuterie, les fromages…etc.. On se débrouillait avec les amis de Nouadhibou qui nous dépannaient en faisant venir par les trains minéraliers des glacières contenant des produits qu’ils achetaient à des marchands Canariens.

Depuis l’attaque du front Polisario en 1977, les congés avaient été modifiés. Pour le personnel marié; tous les cinq mois, un mois de congés. Pour les célibataires; tous les trois mois, trois semaines de congés. Nous profitions alors de nos retours de France, pour ramener de grosses quantités de fromages que nous stockions ensuite dans nos congélateurs !

Par ailleurs, nous avions la possibilité par le biais du Consulat de France de Nouadhibou, et ce une fois par an, de passer une commande d’alcools (vin, apéritifs, digestifs…)

A cette époque la piscine du Club des Aigles ne fonctionnait plus. Le Cinéma et le Ranch non plus et le Chalumeau continuait ses office de discothèque occasionnellement de temps en temps le week-end. Mais rien a voir avec avant.

Le peu d’expatriés qui restait organisait à tour de rôle de petites réceptions festives.

Il faut dire que nous avons eu de bons moments quand le Paris-Dakar faisait étape,et même journée de repos pour tout Zouérate qui se trouvait bouleversé.

Certaines fois ,même nous avons créé des expéditions de 4×4 pour aller les voir à Choum lorsque le Paris-Dakar ne passait pas par la cité.

Cet esprit de contact humain est toujours resté présent,car depuis 1974 ,des réunions annuelles sont organisées.

Commencées par les Rugbymen et Mr Labonne ,elles ont continué par le biais des Anciens de la Miferma et Snim Actuelle.

Au mois de Septembre (en général) nous nous retrouvons pour partager et évoquer nos souvenirs de notre passage à Nouadhibou et Zouérate,qui font partie de notre vie.

Nos enfants, dont beaucoup ont suivi l’école là-bas, ont des rappels de mémoire grâce à vos anecdotes.

Gardons ce lien.

Amitiés

José Galvez

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Catégories: Edito

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