fév 28 2008

WOJTKOWIAK

Catherine, Sylvie, Véronique…

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Comme beaucoup d’entre nous je connaissais le tragique accident qui endeuilla Zouérate en 64, mais je n’en avais aucun souvenir précis, j’avais 4 ans, et il est normal que mes parents m’aient alors préservé de ce terrible évènement.

Ce n’est que bien plus tard, pendant l’été 2002 que j’appris par mon fils en vacances chez ses grands-parents que nous aurions pu compter, mes parents ma soeur et moi au nombre des victimes. Nous devions rentrer de nos congés en France quelques jours auparavant comme d’autres familles d’expatriés et rejoindre Zouérate par le vol d’UTA Paris-Nouakchott. Peu de temps avant le départ, nous apprenons qu’il n’y a plus assez de places pour nous quatre dans l’avion prévu, et que si nous voulons voyager tous ensemble, le prochain vol disponible est celui du 2 octobre. Le surbooking n’est pas nouveau. Mon père qui devait reprendre son travail refuse de différer notre retour, et devant l’obstination d’UTA finit par appeler la direction de la Miferma à Paris. La compagnie consent alors à ce que nous partagions Agnès et moi le même siège. On aurait du mal aujourd’

hui ? oui, à plus d’un titre…

La suite fait hélas partie de notre histoire collective, et la liste des victimes dans le Mif-Info de décembre 64 témoigne de l’ampleur du drame.

En plus des personnels travaillant à Zouérate ou Port-Etienne et de leur famille, le DC-6 transportait vers Nouakchott des conseillers techniques ou fonctionnaires rattachés à la présidence Mauritanienne. le président Moktar Ould Daddah évoque dans ” La Mauritanie contre vents et marées* la disparition de son ancien chef de cabinet Maurice Larue.

Si l’avion représente désormais le moyen de transport le plus sûr, il a payé un lourd tribut au progrès pendant ces années, et il n’est qu’à consulter les listes noires de l’aviation civile pour s’en convaincre.

Il conviendrait de refermer ici ce chapitre et laisser reposer en paix toutes ces victimes dont les destins se sont brisés, ce 2 octobre contre une montagne d’Andalousie, mais auparavant je me dois de reporter un élément que Patrick vient tout juste de me communiquer et qui répond à certaines questions que je me pose depuis cinq ans.

J’avais alors consulté les fichiers de l’ASN (Aviation Safety Network) qui répertorie toutes les catastrophes aériennes, et je ne comprenais pas pourquoi Palma de Majorque figurait en tant qu’aéroport de départ, ignorant avant de lire l’extrait de “MIFERMA : une aventure humaine et industrielle en Mauritanie.*de Jean Audibert cité dans cette rubrique qu’il y eut des escales très occasionnelles d’UTA aux Baléares.

J’en avais conclu qu’il devait s’agir d’une erreur, me demandant même si les paramètres de deux vols différents n’avaient pas été superposés sur la même fiche. Celle-ci est une brève description de l’accident qui contient en quelques lignes l’identification de l’avion, sa compagnie, les heures et lieux du décollage et du crash, ainsi que le bilan humain et matériel.

Les horaires mentionnés, comparés à d’autres sources (bulletin Inter Actualités du 3 octobre) pouvaient renforcer l’hypothèse d’une erreur de l’ASN, mais c’est la confirmation de Palma qui relativise désormais l’exactitude des autres informations.

En effet selon la fiche, le DC-6 a décollé de Palma de Majorque à 03:14h GMT à destination de Port-Etienne, pour s’écraser 90 minutes plus tard à 04:45h GMT.

Le bulletin d’Inter Actualités prétend que la tour de contrôle d’Alicante, à mi-chemin entre Palma et le Mont Alcazaba (distants d’environ 600km) signale le passage du DC-6B F-BHMS à 04:15h GMT. Il est donc peu probable qu’il ait effectué la première moitié du parcours à 300km/h et la seconde à 600km/h, alors qu’un DC-6B, quadrimoteur à hélices avait une vitesse de croisière qui dépassait à peine les 500km/h.

En marge du vol UTA, il faut évoquer cette information ou rumeur qui circula alors ; un autre appareil se serait abîmé en Méditerranée le même jour, semant la confusion dans les communiqués officiels et les annonces de presse (cf article Daily Times News et ORTF).

Certains hebdomadaires (France Observateur ?) auraient même relayé ces déclarations.

Il y aurait eu une vingtaine de rescapés et dans les heures qui suivirent l’accident, des familles en France s’accrochèrent à l’espoir d’y compter l’un des leurs. La rumeur dut bientôt céder la place à une vérité implacable, il n’y avait aucun survivant parmi les 7 membres d’équipage et les 73 passagers du vol UTA.

On a dit à l’époque que l’appareil tombé en mer transportait des mercenaires ou des forces spéciales belges à destination du Congo en état d’insurrection. Le ministère de l’Air espagnol annonça qu’un accident s’était produit au large des côtes avant de démentir ce premier communiqué quelques heures après. Il semble qu’il n’y ait pas de trace de cet amerrissage forcé ou du vol, qui n’a officiellement jamais existé. A un mois de l’opération “Dragon Rouge” où les paras belges intervinrent à Stanleyville (Kisangani) pour libérer la population prise en otage par les Simbas, faction d’obédience marxiste de triste mémoire, il n’est pas impossible que des hommes et du matériel aient transité de façon “discrète” entre l’Europe et le Congo alors en proie et pour des années encore à une guerre civile sanguinaire.

J’arrête ici cette digression qui n’apporte aucun élément nouveau, mais illustre un aspect de l’histoire politique de ce temps. Les causes de l’accident du DC-6 sont à ce jour indéterminées, l’appareil construit en 1953 disposait-il déjà de boîte noire, ou a t’elle été détruite lors de l’impact ? On sait par les bulletins de presse que la météo était bonne, et que la vacation radio avec Alicante n’a pas signalé d’incident.

L’appareil a t’il connu un problème d’instrument en survolant les plus hauts sommets d’Espagne, comme le suggère Jean Audibert, on ne saura jamais.

Depuis cinq ans, chaque 2 octobre j’ai une pensée particulière pour tous ceux qui sont tombés dans la Sierra Nevada, et une image me hante à chaque fois qu’on évoque cet accident, une photo qui ne figurera pas sur ce site, trouvée un jour au hasard de mes recherches. C’est à cet instant que j’ai ressenti véritablement toute la dimension du drame, comme si je m’

étais approprié ce cliché en noir et blanc de ces trois fillettes qui auraient mon âge aujourd’hui, dont le sourire est à jamais figé et que je ne peux oublier.

Gilles AUBRY

( *Vous pouvez retrouver les deux livres cités dans La Bibliothèque du Site.)

“…La chaleur exceptionnelle de l’été 64, le premier été chaud depuis la fin de l’équipement, ne nous a pas empêchés de tenir notre pari : l’exploitation n’a pas été interrompue. Les familles ont été rapatriées en Europe, en général pour quatre mois, et le personnel s’est retrouvé seul, sans autre occupation que le travail. Les congés payés nous ont privés de la moitié de nos effectifs, mais le rythme global de l’activité ne s’en est pas ressenti. A l’approche de l’automne,tout le monde semble décidé à retourner en Mauritanie. Cela ne se passerait peut-être pas aussi bien sans le dévouement d’un de nos agents, Ferec, qui tient une espèce de bureau de voyages à Paris. Je l’ai recruté dans la Marine, il y a trois ans, et depuis, c’est à lui que s’adresse notre personnel de Mauritanie pour retenir une place d’avion, retrouver une valise perdue, s’abonner à une revue…

Il est évidement sur les dents lorsqu’il s’agit de répartir nos gens dans les avions de ligne qui, deuxx fois par semaine, font le trajet de Paris à Port-Etienne. Le hall du Bourget connaît alors une intense activité : les bébés qui partent se mettent à crier et les grands-parents qui restent ont la larme à l’œil.

Aujourd’hui, l’avion de Port Etienne doit emmener Morel, notre directeur financier et administratif, qui va sur place préparer le budget de l’an prochain. Notre directeur commercial, Péquin, est aussi venu me saluer dans mon bureau avant de partir ; il part mettre au point, avec les gens de la production, le programme de l’année 1965…

Le lendemain matin, je suis à mon bureau depuis peut-être trente minutes quand Ferec m’appelle pour m’annoncer que l’avion n’est pas arrivé à l’heure dite à Port Etienne. Les retards ne sont pas rares en période d’affluence et je n’aurais aucun écho de celui d’aujourd’hui s’il n’atteignait déjà deux heures.La compagnie aérienne nous rappellera pour nous tenir au courant. Midi passe et nous n’en savons pas beaucoup plus. L’avion a atterri, comme prévu, à Las Palmas pour en repartir vers minuit. D’habitude, les vols entre Paris et Port-Etienne sont directs, mais cette fois-ci, une escale technique était prévue aux Baléares pour faire le plein d’essence. Déjà, la semaine dernière, on avait fait le même détour pour charger un peu moins d’essence et un peu plus de passagers au départ de Paris.

Nous apprenons bientôt qu’après avoir quitté Las Palmas, l’avion a mis le cap sur Tanger où son passage n’a pas été signalé. Un coup d’œil à la carte indique que de Las Palmas à Tanger, la ligne droite passe au dessus de Grenade, tout près de la Sierra Nevada qui, du haut de ses 3 500 m, domine une contrée relativement plate. Nicolas décide de partir tout de suite pour Grenade. La compagnie aérienne en sait plus qu’elle ne nous en dit. Ferec reste en liaison permanente avec Port-Etienne pour transmettre les informations à tous ceux qui, là-bas, attendent l’avion.

Dans le courant de l’après-midi, nous apprenons que des débris ont été repérés sur la Sierra Nevada. Il ne semble pas y avoir de survivants. Je téléphone à mon ami C., dont la sœur est l’épouse de notre directeur commercial. Il s’agit maintenant de prévenir les parents des victimes avant qu’ils n’apprennent l’accident par la radio. Je me précipite à Meudon. Dans le coquet appartement où elle vit avec ses cinq enfants, Mme Morel m’accueille avec le sourire. La radio n’a encore rien dit ; elle ne se doute de rien…Plus tard, des journalistes sonneront à la porte.

Tous nos agents de Paris se mobilisent pour prévenir les uns et les autres. L’avion transportait 44 personnes de notre Société : des hommes voyageant sans leur épouse, des femmes et des enfants attendus par le mari ou le père resté en Mauritanie, et des familles entières…Sur les lieux de l’accident, Nicolas rencontre le directeur technique de la compagnie aérienne à la recherche de la boîte noire. Des montagnards auraient-ils pillé les débris ? Le lendemain, je vais au Bourget attendre l’avion ramenant de Mauritanie les hommes et les femmes de MIFERMA qui ont en vain attendu ceux des leurs qui voyageaient sur l’avion accidenté. De la passerelle, le premier que j’aperçois est Trouvé, le chef du personnel à Port Etienne. Il a pris, d’un seul coup, plusieurs années. Je le serre, muet, dans mes bras, il a perdu sa femme et ses deux jeunes enfants. D’autres pères et d’autres mères aussi cruellement frappés l’accompagnent, ainsi que des enfants désormais orphelins.

Je prends le premier avion régulier qui part pour Port-Etienne. Nous ne sommes évidement pas les seuls à être touchés par l’accident. Le nombre des victimes, parmi lesquelles figurent des coopérants de Nouakchott, s’élève à 80. Arrivé sur place, je rencontre notre chef pilote. En étudiant les cartes dont disposent les aviateurs, il s’est forgé une version personnelle de l’accident. Ces avions de ligne sont munis d’un pilotage automatique ; en temps normal, rien n’est plus simple que de mettre le cap sur le radio-phare de Tanger lorsque l’on vient de Paris. Arrivé à Tanger, on prends une autre cible. Cette fois-ci, c’est depuis Las Palmas que le pilote a pointé son avion sur Tanger, à une altitude légèrement inférieure à celle de la Sierra Nevada. Or du fait des fréquences employées, la carte montre que la précision du radio-phare est moins grande lorsqu’on vient de Las Palmas que lorsqu’on vient du nord. notre chef pilote pense que le pilote de l’avion n’a peut-être pas pensé à cette différence et que, trop confiant, il a probablement choisi une route passant trop près de la Sierra Nevada. A tout hasard, je garde la carte…

Extrait tiré du livre de Jean AUDIBERT, MIFERMA : une aventure humaine et industrielle en Mauritanie.

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Liste des victimes. Extrait du Mif Info décembre 1964

M. Jean AUFFRET

Mme Claudine AUFFRET

M. Gilles AUFFRET

Mlle Françoise AUFFRET

M. Jean-Luc AUFFRET

M. Serge BERA

Mme Irène BERA

M. Alain BERA

M. Aloïs BINDER

Mme Karine BINDER

M. Louis BUISSON

M. Roger DERIU

Mme Henriette GRIS

M. Bernard GRIS

M. Jean-Baptiste GIUDICELLI

Mme Marie-Louise GIUDICELLI

M. Marc JOATTON

Mme Sophie JOATTON

Mlle Florence JOATTON

M. Paul MALLET

Mme Marie-Jeanne MALLET

Mlle Chantal MALLET

M. Jacques MOREL

M. Roland NEUNREUTHER

Mme Germaine NEUNREUTHER

Mlle Christiane NEUNREUTHER

M. Jean-Luc NEUNREUTHER

Mme Christiane PANTALINI

M. Philippe PANTALINI

M. Serge PEQUIN

M. Louis ROCH

Mme Ginette ROCH

M. Jean STEPHAN

Mme Annick STEPHAN

M. Patrick STEPHAN

Mlle Sylvie STEPHAN

Mme Marguerite-Marie TROUVE

Mlle Catherine TROUVE

Mlle Véronique TROUVE

Mlle Sylvie TROUVE

__________________________________________________________________

Additif noms et photos de Renan Caignan (envoyé le 12 Juin 2010)Avec nos remerciements.

co-pilote : Norbert CAIGNAN

Commandant de bord : SALIOU

Radio : SICARD

Additif noms de Jackeline et Antoine PLACENTI (envoyé le 26 Aout 2011)Avec nos remerciements.

Mme Lienard et ses deux filles

Cliquez sur ce lien pour écouter

Inter Actualités

Journal de 20 heures du 3 octobre 1964

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Traduction de l’article de presse du Daily Times

Catastrophe aérienne en Espagne : 80 morts

Trevelez, Espagne (AP) – L’épave d’un avion français a été découverte tôt hier matin près du sommet de la Sierra Nevada, et selon la Garde Civile, il n’y a aucun survivant parmi les 80 personnes qui s’y trouvaient.

“L’avion est totalement détruit et des milliers de fragments sont disséminés sur un rayon de plus de 500 m” déclare t’elle, “les corps horriblement mutilés ou brûlés ont été emmenés pour être identifiés”. la Garde Civile précise que les débris ont été retrouvés vers 5h du matin sur le Mont Alcazaba (3365m) dans le sud de l’Espagne.

L’avion au départ de Paris pour l’Afrique a percuté la montagne jeudi en survolant le sud de l’Espagne pour relier Palma de Mallorca à Tanger.

Toutes les personnes à bord étaient de nationalité française ou mauritanienne. Plus tôt, le Ministère de l’Air espagnol avait déclaré que l’épave avait été repérée en Méditerranée près de la côte sud espagnole. Une heure après un nouveau communiqué établissait que l’avion avait été localisé

sur un pic de la Sierra Nevada à 2500 m d’altitude.

L’accident s’est produit dans un endroit presqu’inaccessible à 25 km au nord de Trevelez et à près de 3 km du pic Mulhacen, le plus haut sommet d’Espagne situé dans la province de Grenade.

Le Ministère de l’Air espagnol n’a pas donné d’explications sur l’origine de sa déclaration erronée. un communiqué précise : “Il faut rectifier la première annonce concernant le résultat des recherches de l’avion français.

On apprenait à 10:25 ce matin qu’un Super Constellation avait localisé l’épave à une longitude de 3 degrés, 5 minutes Ouest, correspondant au mont Mulhacen, 15 km au nord du village de Ugijar, à une altitude de 2500 m.

“L’équipage a déclaré qu’il n’y avait pas trace de survivants,hormis les villageois des alentours. Un hélicoptère espagnol de recherches et de secours, ainsi qu’un second hélicoptère de la base américaine de Moron (Séville) furent dépêchés sur place. Un groupe de gardes civils et de volontaires est également en route vers la zone où les débris ont été localisés.”

Le quadrimoteur DC-6 d’UTA (Union de Transports Aériens) comprenait 7 membres d’équipage et 73 passagers, tous français. L’avion était à destination de Nouakchott, port de l’Atlantique et capitale de la Mauritanie en Afrique de l’ouest.

les causes de l’accident restent indéterminées. UTA est une compagnie aérienne privée. Le quadrimoteur à décollé mercredi soir de l’aéroport du Bourget près de Paris, a atterri une première fois à Marseille, puis à Palma de Mallorca dans les îles Baléares. Il en est reparti avant de s’écraser jeudi.

RECHERCHES DU DC6 DISPARU

Historique de L’Avion :

No. 1214. Douglas DC-6B (CF-CUR c/n 44062) Canadian Pacific Airlines

Photographed at Edmonton, Alberta, Canada

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C’était le 384e DC-6/DC-7 construit et livré à la Canadian Pacific , Les compagnies aériennes, de Vancouver, en Colombie-Britannique, le 18 juin 1953, enregistré CF-CUR .

Baptisé “Empress of Rio de Janeiro,« il a ensuite été rebaptisé “Empress D’Amsterdam. “

Il a été vendu à la compagnie française UAT (Union Aéromaritime de Transports), le 1 er mai 1959 et ré-immatriculé F-BHMS. Il a été loué à Libiavia (Nord Afrique Aviazone SpA) de janvier à juin 1962 UAT est devenue UTA (Union de Transportes Aeriens), le 1 er octobre 1963.

A 03:10 heures GMT, le 2 octobre 1964, cet avion a décollé de l’

aéroport de Palma de Mallorca. Il s’est écrasé 90 minutes plus tard sur les 11060 pi (3371 m) de haut mont Alcazaba,

Dans la Sierra Nevada, en Espagne. Tous les 80 à bord (7 membres d’équipage, 73 passagers)

Tués. “

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Ce jour-là une terrible catastrophe aérienne nous frappait cruellement. Aujourd’hui un monument élevé sur le lieu de sépulture, au cimetière de Grenade, atteste que le souvenir de nos disparus se perpétuera bien longtemps après que notre génération soit passée.

N’oublions pas que ces hommes, ces femmes et ces enfants ont payé pour nous tous la lourde et douloureuse rançon que demandent parfois à l’humanité, les progrès de la science et de la technique.

Nous sommes leurs débiteurs et devons à jamais entretenir dans nos cœurs leur souvenir.

Inauguration du monument, le 14 juin 1965, à Grenade, en présence des familles, de Monsieur et Madame Audibert et de Monsieur et Madame Ouzilleau représentant la Société.

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Remerciements à Gilles AUBRY pour son travail de recherche et de documentation ainsi que pour son introduction et à Audrey VIGNON pour son reportage photographique au cimetière de Grenade.

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18 Comments »

18 Commentaires à “Catherine, Sylvie, Véronique…”

  1. admin le 01 mar 2008 à 19:13 #

    CIMETIERE DE GRENADE
    Bonjour Patrick,

    je débarque à Malaga et je trouve ton mail. là j´ai entre mes mains les revues Miferma-informations nr 8 juillet 1965 et nr 9 décembre 1965, avec la liste des personnes décédées et un article sur l´inauguration du monument le 14 juin 1965 à grenade, je t´envoie des photocopies par courrier en attendant que j´aille sur le cimetière de grenade pour photographier le monument suite a la catastrophe du 2 octobre 1964.

    Je suis allé il y a deux ans et je n´avais pas pris de photos.

    Bravo pour le site.

    Meilleurs voeux
    Bonne année
    Amicalement

    Jose Pedro Texeira Jimenez
    dimanche 13 janvier 2008 – 14:06

  2. Jouanneaud Martine le 14 avr 2008 à 1:32 #

    Je suis très émue à la lecture de ce document. Comme Gilles et Agnés Aubry nous aurions nous aussi dû être dans cet avion. On nous a téléphoné la veille du départ pour nous informer que nous prendrions l’avion d’après. Mes parents étaient contrariés. les bagages étaient faits, le frigidaire vide, cela ne les arrangeait pas … puis nous avons appris l’horrible nouvelle. Lorsque nous sommes arrivés à Zouérate nos amis étaient surpris de nous voir. Nous faisions partis de la liste des passagers disparus. Nous avons assisté à la messe dite en la mémoire des disparus. Nous connaissions tout le monde. Je me souviens de l’état de choc oùtout le monde était, j’avais 14 ans !?

  3. Noël Jassaud le 21 août 2008 à 0:47 #

    Bonsoir à vous tous,
    Je viens de lire le commentaire qui concerne l’accident du 2 octobre 1964. Je me permet de rappeler ici l’aventure de Maurice Storkel, sa femme et ses deux enfants qui eux se sont rendu à l’aéroport pour l’embarquement. L’avion étant complet, l’hôtesse informé le couple Storkel qu’il ne restait que 3 places de disponible en leur proposant de garder un de leurs enfant sur les genoux. Ce que Mme Storkel était prête à accepter. Par contre Maurice qui était “du bois qu’on fait les flutes” et qui était “bon comme du bon pain” a refusé catégoriquement, au grand étonnement de sa femme. Prétextant que son employeur avait payé 4 places et qu’il exigeait 4 places. Les frais d’hôtel lui étant remboursés il a décidé de ne prendre que le prochain avion. A cet effet j’ai demandé par Mail à ses enfants s’ils connaissaient l’histoire et ils la connaissent.
    Maurice Storkel était un très bon ami. J’ai appris son décès par ses enfants et j’en ai été bouleversé.
    Ce site étant surtout fréquenté par les jeunes de Zouérate et de Cansado, je ici l’ancien qui vient mettre son petit grain de sel et je vous prie de m’en excuser.
    PARMI VOUS y a-t-il quelqu’un qui pourrait me dire s’il est possible de correspondre avec des mauritanniens que j’ai bien connu là-bas et comment faut-il faire.
    Bien affectueusement à vous tous.
    Noël Jassaud – ESA 177 – Zouérate RIM

  4. admin le 27 sept 2008 à 21:52 #

    Photo envoyé par José Pedro Texeira Jimenez

    Madame RENAUD déposant une gerbe de fleurs au pied du mémorial, au cimetière de Grenade.
    Grenade Septembre 2008.

  5. LE GOUILL JACQUELINE le 19 août 2010 à 18:16 #

    bonjour,
    Après 45 ans de questions sur cet accident d’avion dans la sierra Nevada, je viens d’en trouver quelques réponses.et j’en suis encore troublée.
    Mais la liste des personnes disparues n’est pas complète, car si mes souvenirs ne me trahissent pas, ne figurent les noms de Moreau, Fasolo et d’autres.
    Peut etre que quelqu’un pourrait me donner les réponses?

    Jacqueline ANSQUER Nouadhibou 1962 1970

  6. jacquottet nicole le 02 oct 2010 à 21:10 #

    Bonjour,

    J’avais 7 ans et je me souviens de toutes ces familles décimées.Nous devions aussi rentrer sur Nouatchott, maman et mes frères. Papa ingénieur TP était déjà sur place depuis quelques jours ou semaines. Montés à Paris pour prendre cet avion, nous avons même fait intervenir sans succès une cousine qui travaillait à Air France. Nous avons donc pris le vol suivant et avons été épargnés. Dans le village natal de maman, les gens se rappellent de cette catastrophe. Je me rappelle papa venir nous chercher à Port-étienne. Je me souviens de la famille Moreau : monsieur MOREAU a perdu sa femme et ses enfants dans la catastrophe (une grande famille comme nous). Papa disparu en avril dernier en parlait souvent car il avait cru nous avoir perdus.

    Nicole JACQUOTTET

  7. admard francoise le 22 fév 2011 à 17:09 #

    ns sommes dans un petit village st christophe en brionnais 71- ou une personne mr jacques morel originaire de ce village est décédé dans cet accident d avion- quand notre fille est allée travailler a torémolinos en 1973 -la famille de se mr nous avait parlé de ce crash – elle n était jamais allée sur les lieux et n avait apparemment que de vagues renseignements- nous sommes allés dans la sierra nevada en pensant trouver quelques indications-mais apres avoir grimpé a quelques cols de montagne. ns sommes revenu en france et dire a la famille que ns n avions rien trouvé on était un peu déçu- aujourd hui une personne agée nous reparle de ce fait et me voila sur google – quelle surprise de savoir que ce monument que nous cherchions se trouve au cimetiere de grenade- nous sommes allés visités la ville et ns etions loin de la vérité- et tout près du but en fin de compte- quelle deception pour nous aujourd hui mais helas on ne peut pas revenir en arriere et les années passent-
    votre reportage est tres bien fait et des que j aurai l occasion de voir sa famille qui ne vient que l été a la campagne- je leur parlerai de votre site- merci de votre recherche et de votre temoignage – bien amicalement- francoise

  8. caignan renan le 20 mar 2011 à 2:14 #

    Merci d’avoir crée ce site en hommage aux 80 victimes du vol F-BHMS DOUGLAS DC-6 ,n’existe-il aucun renseignements de plus sur les circonstances car il se trouve que mon grand-père que je n’ai jamais connu était co-pilote de cet appareil.Encore merci.

  9. caignan renan le 29 juin 2011 à 22:26 #

    Bonsoir,
    un très très grand merci avoir fait ce que je vous avais demandé concernant les photos ainsi que le nom des pilotes.En mémoire à toutes les victimes.
    Cordialement.

  10. placenti jacqueline le 26 août 2011 à 18:38 #

    Bonjour à tous les anciens ,
    Nous venons nous joindre à cette triste histoire, nous avons passés des heures à l’aéroport de Nouadhibou à attendre que l’avion se pose sur la piste, ce jour là il y avait eu un autre accident et il y avait confusion avec l’avion que nous attendions… nos amis avait passés des vacances en France après plusieurs années de séjours à Nouadhibou( 15 ans ), il était tellement heureux, nous les avions invités la veille de leur départ et nous devions les réceptionner au retour…nous ne les avons plus revu, il était trois( Mme LIENARD et ses 2 filles) il ne sont pas cités sur la liste…nous nous arretons là car c’est trop dur d’y repenser.

    Jackeline et Antoine PLACENTI

  11. ANDRE Jeannine le 26 août 2011 à 23:04 #

    j’ai vu dans le cimetière de Plougrescant(côtes d’armor) la tombe de la Comtesse de Hautefeuil avec ses 3 enfants morts lors d’un crash en 1964 dans la Sierra Nevada, je ne les vois pas sur la liste des passagers;quelqu’un peut-il me renseigner?merci

  12. WOJTKOWIAK le 27 août 2011 à 1:28 #

    Bonjour et merci pour ces derniers commentaires.
    La liste dont nous disposons dans cet article est une liste parue dans le Mif Info de l’époque.
    Il est possible qu’elle ne soit pas complète et que la Miferma n’ait fait part que des personnes travaillant pour la société.
    Bien entendu je mets à jour immédiatement. En ce qui concerne la Comtesse de Hautefeuil et ses 3 enfants, je vais me renseigner. Comme cet avion devait faire escale, il est possible que cette étape fut une destination pour certain.
    Merci pour ces compléments d’informations.

  13. josette Castex le 19 sept 2011 à 15:53 #

    LA COMTESSE ETAIT MARIEE AVEC MONSIEUR TROUVE , elles sont sur la liste à ce nom avec ses 3 filles

  14. WOJTKOWIAK le 19 sept 2011 à 16:32 #

    Ah merci pour l’info !!

  15. caignan renan le 07 juil 2012 à 10:36 #

    Bonjour à tous,
    Je passais pour vous signalé que cet été je pense monter sur le lieu du crash pour la première fois que j’irais jusqu’en haut et je passerais aussi voir le monument qui n’est pas en très bon etat.
    Voila sur ce bonne vacance à tous.
    Cordialement

  16. pantalini régine le 19 juin 2013 à 20:51 #

    j’arrive de grenade en pélerinage avec ma fille et nous avons trouvé le monument dans un état correct ,

    il est évident que ça manque de fleurs mais je pense qu’il n’est facile d’y aller souvent nous avons fait 2500km en voiture pour y aller nous avons mis une plaque ça reste plus longtemps et d’autres familles ont fait comme nous en presque 50 ans nous y sommes allé 5 fois ,mais je pense que la pensée est toujours là c’est ça le plus imôrtant

  17. CAIGNAN RENAN le 20 juil 2013 à 13:00 #

    Bonjour,

    ne pouvant monter l’été dernier je suis monté hier avec mon pére et avec des habitants de Trévélez à cheval sur le lieu de l’accident.Nous avons trouvés
    la roue ainsi qu’une pièce (porte…) qui sont arrivés là à cause des vents forts et fonte des neiges.Ensuite le guide m’a demandé si je souhaitais monter ou l’avion
    avait explosé.Cela se trouve en haut du ruisseau ou la roue se trouve à peu prés 500 m plus haut.Une fois arrivé en haut j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus
    de débris de l’avion.J’ai pris toutes ces pièces en photo pour les transmettres sur le site si possible.Le guide m’a montré dans la montagne une chose plutôt étonnante,
    on constate effectivement une trace de carbonisation sur un endroit de la montagne et un arc de cercle ressemblant à celui du nez de l’avion.Donc le guide est presque
    sûr que l’avion a exploser là,mais l’endroit pour monté n’étant pas très stable à cause d’éboulement lorsque l’on monte on glisse j’ai préféré revenir sur mes pas.Le
    guide m’a alors expliqué qu’il faudrait revenir plus tard et rester plus longtemps pour rechercher sur toutes la zone les débris et autres…
    Je penses donc remonter bientôt je l’espère afin de trouver d’autres éléments.Nous avons parlés avec certaines personnes qui nous disaient qu’elles avaient ramassés les
    corps lorsqu’elles avaient 8 ans ou plus avec des adultes.Une femme nous a alors dit qu’elle avait ramassée le bras d’un des pilotes de l’avion.
    Pour en revenir au monument celui-ci est correct mais presque tous les noms sont éffacés voilà pourquoi celui-ci n’est pas dans un super état.
    Voilà ce que j’avais à dire cette fois ci je vais me dépêcher de transmettre toutes les photos dès mon retour en france.
    Au revoir

  18. wojtkowiak le 20 juil 2013 à 13:16 #

    Merci pour ce “reportage” qui éclaircit encore ce tragique accident.
    Oui, si vous avez des images, n’hésitez pas, je les mettrais dans le site et dans la photothèque.
    Ce qui est fou c’est qu’il reste encore des débris après toutes ces années.
    Merci en tout cas d’entretenir cette mémoire. C’est si important.

    Patrick

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