déc 08 2008

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Hors série N°2 : Les modernes aventuriers du désert

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2 Commentaires à “Hors série N°2 : Les modernes aventuriers du désert”

  1. Jean-François Genet le 26 déc 2008 à 22:25 #

    Ou sommes nous, avec Bodard ou avec Verneuil. Sommes nous sur la piste de Zouérate ou dans “Cent mille dollars au soleil” ? Bodard, c’est un peu Audiard avant l’heure. Quand il fait dire à son témoin «nous avons des distractions, je passe mon temps à lire les vielles planches comme : fragile; à ne pas secouer; denrées périssable. J’arrive même à les lire à l’envers ou de haut en bas» comment de pas penser à Bernard Blier ? Et cette «liberté de l’inexistance» qui vient en contrepoint de la présentation d’un certain “Ho Chi Minh”, c’est puissant et ça résonne comme une phrase à la Ventura (là je vous renvoie au dialogue du film). Tous ces personnages sont campés et entre en scène selon un ordre bien établi. Avant de rentrer dans la description technique il nous trouve pour camper Rocco (Bébel) un ancien para légionnaire qui aurait fait la “plaine des joncs” en Indo (toujours Verneuil, “Un singe en hiver”). Tous ces personnages se souviennent d’un hypothétique passé prestigieux et ne sont là que pour se refaire et là, on arrive aux dollars. De plus beaucoup viennent oublier des déceptions sentimentales, on y est en plein.

    Et puis comme Verneuil dans ces films, il fait un récit d’hommes, de camaraderie où les femmes n’ont pas trop leur place. D’ailleurs, Il transforme l’une des rares qu’il rencontre (Denise/Caroline) en super bourlingueur qui veut vivre en homme «quelque part ou il y aurait tout à faire, et à condition qu’il y ait un monde à vaincre». Quant à sa description de la femme des seigneurs maures, «qui ruinent leurs maris successifs sans même accepter de leur faire la cuisine»… je laisse Ely Salem juger le propos ! Son ton est jubilatoire lorsqu’il évoque l’absurdité du tunnel de Choum et de ce fait, un halo de même nature s’abat sur l’ensemble de l’opération (attention nous sommes en 1960)

    Mais Lulu le Chinois est assez lucide pour prévoir la nationalisation, s’interroger sur l’insécurité qui pourrait s’installer, et Il clôture l’ensemble de cette aventure par une phrase dont il a le secret «une croisade déguisée», fermez le ban! Mettez vous à la place de son rédac en chef (Lazaref, qui lui à piqué sa femme si j’ai bien compris…) à la vue des courriers qui ont dut arriver au lendemain de la publication.

    Alors romancé ce reportage? Pas plus que ses romans quelque peu journalistique, c’est son style. De Bodard je ne connaissait que deux de ses livres et rien du journaliste qui reçut le Goncourt, je ne suis pas déçu, un reportage visuel ou on peut se passer d’écran.

    Pour bien saisir le personnage, une vision du film proposé en Ciné du Club s’impose.

    JF Genet

  2. LULU le Chinois « Le Ciné du Club le 06 fév 2011 à 20:11 #

    [...] feuilletons truculent paru dans France soir sur la création de Zouérate et de Port Etienne (cf / Les modernes aventuriers du désert [...]

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